01 août 2014

Quinta da Foz 2009

Nombreux sont les beaux domaines de Porto qui ont trouvé un nouveau débouché, voire une nouvelle vie dans la production de vin non mûté. Comme la Quinta da Foz, à Gouvaes.

Ce domaine historique, ancienne propriété de la famille Cálem, étage ses 7 ha de vignes en forte pente au confluent du Fleuve d’Or et du Rio Pinhao, face à la petite bourgade du même nom. Endroit magique au sein d'un vignoble parmi les plus spectaculaires au monde.

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Au nez, son Douro 2009 nous offre une explosion de framboise et de mûres. Ces fruits prennent le relais en bouche, sans aucun temps mort.  Le boisé sous-tend l’édifice mais ne domine pas (malgré 18 mois passés en barriques de chêne français). Les tannins sont très soyeux, la puissance (15°, tout de même) se fait presque oublier sous l’élégance. Quelques notes d’eucalyptus en finale.

Assemblage: Touriga Nacional, Touriga Franca et Tinta Roriz, alias Tempranillo - trois des principaux cépages du Porto, aussi ne s'étonnera-t-on pas trop de trouver quelques similarités...

00:13 Écrit par Hervé Lalau dans Portugal | Tags : douro, portugal, porto, quinta da foz | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |

Commentaires

Une histoire vraie

Vermeiren, le peu délicat importateur de Burmester à l’époque, avait « organisé » un voyage dans le Douro, quelque part en 1993 ou 1994. Je rejoignais son groupe pdt quelques jours, à mes frais, avait-il été convenu. En fait, j’étais déjà sur place lorsqu’on m’apprit que tout avait été annulé. L’adorable Maria Assunção Cálem m’a alors hébergé au pied levé à la Quinta da Foz pendant une petite semaine. Le dernier jour, j’étais allé pigé les raisins dans les lagares de la Quinta do Noval, chez Christian Seeley qui allait devenir son mari. Grisé par l’ambiance, la fatigue et l’aguardiente, je me suis affalé dans le moût ... bien collant. Je me suis rincé au tuyau d’arrosage en public, ce qui ne se faisait pas dans le nord très catholique à cette époque. Rentré à Foz (environ 20 min de voiture en pleine nuit), la porte d’entrée dont j’avais la clé s’ouvrit pour me mettre nez à nez avec une porte palière, normalement ouverte mais que le personnel avait bloquée avant de s’en aller. Il était environ 3 heures du mat !
A la lumière des phares et avec le peu d’outils que contient la trousse standard d’une voiture, j’ai déscellé sans le casser un petit carreau de la vitre de la chambre où je dormais, heureusement située à l’entresol, et ai pu actioner la pompe de la fenêtre !
Je n’ose pas imaginer la tête des flics si j’avais dû expliquer, dans mon portugais approximatif, ce que je faisais là, en pleine nuit, couvert de moût de raisin et encore un peu ivre , tentant de m’introduire par effraction dans une quinta de la famille Cálem, désertée par ses concierges !

Écrit par : Luc Charlier | 01 août 2014

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Je voulais écrire : "j'étais allé piger". Désolé.

Écrit par : Luc Charlier | 01 août 2014

Sacré tranche de vie. Moi aussi, j'y ai dormi, au cours d'un voyage organisé par la soeur de Maria, la dynamique Louisa. Na!
Et je me souviens à la fois de l'accueil généreux, des grands portos - généreux aussi, du vin, déjà… et de la chambre humide et froide (la quinta était fermée tout l'hiver et c'était en janvier ou février). Souvenirs souvenirs.

Écrit par : Hervé Lalau | 01 août 2014

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On écrit « Luísa » ! Mais c’est co todi l’même !
Et en automne, c’est plein de puces !!!!!

Écrit par : Luc Charlier | 01 août 2014

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