20 juillet 2014

CastelBarry, what's in a name?

C'est Terre de Vins qui me l'apprend: depuis le 4 juillet, la Cave Artisanale de Montpeyroux s'appelle CastelBarry.

En référence aux vieux Castellas de Montpeyroux (dont je n'avais jamais entendu parlé) et au village de Barry (idem). Déjà que tout le monde ne connaît pas Montpeyroux...

Réaction personnelle:

Primo, une majuscule au milieu d’un mot, c’est une aBerration orthographique. France AgriMer aurait-il lancé une mode? Ou serait-ce Shia LaBoeuf? Protégeons la langue française!

Secundo, CastelBarry perd la référence au cru Montpeyroux. Je suis dubitatif.

Enfin, et c'est peut-être plus important, je pense qu'une coopérative n’a pas à rougir d’en être une si elle fait du bon travail. Bon nombre d'entre elles adoptent aujourd'hui des noms de fantaisie qui font oublier leurs racines collectives et je le regrette.

00:29 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |

Commentaires

C'est pour répondre à une demande de l'INAO qui conseille (fortement) de ne pas mettre d'indication géographique dans le nom d'une marque. Et comme Montpeyroux est en passe de passer au statut de 'Cru' dans le cadre de la hiérarchisation du Languedoc (après les Terrasses du Larzac)... voila le pourquoi du comment

Écrit par : jean luc bonnin | 20 juillet 2014

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Merci de votre remarque pertinente.
Mais quid de la Chablisienne? Et de la Cave de Saint Emilion?

De toute façon, en l'occurrence, l'INAO a tort. Les consommateurs sont aptes à lire une étiquette et à comprendre que la cave de Montpeyroux ne représente pas tout Montpeyroux.
Alors qu'un nom de fantaisie ne leur dira rien du lieu.
Idem sur les règles ineptes qui font qu'un IGP ne peut être un Château, ou que le nom d'un village AOC ne peut figurer sur l'étiquette d'un Vin de France, même pas sur l'adresse. Ce sont là pour moi des tartufferies.
Et du temps perdu quand on devrait en passer plus à s'assurer que la qualité est dans la bouteille.

Écrit par : Hervé Lalau | 20 juillet 2014

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Finesse,


Tu ne sais peut-être pas tout, Hervé. Depuis que les lingots de viande de cheval ont déserté (l'ont-ils vraiment?) le sol chaurien, une place est devenue libre. Depuis toujours, l'Hérault cultive des haricots blancs de qualité. Tant qu'à créer un nouveau cassoulet, voilà le petit dernier: le cassoulet de Castelbarry (sans majuscule, l'autre est déposé à l'INPI).
PS: eh, oh, je rigole. Pas de plainte en référé! La patronne m'a très bien accueilli, le Pernod n'a pas tardé à arriver, la pizza était goûteuse et je n'ai plus de papa. Sinon, comme il manquait une chaise pour qu'il pût s'asseoir à table, j'aurais dû demander: "Et mon père, où?" .

Écrit par : Luc Charlier | 20 juillet 2014

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Plus sérieusement,

Pour ceux qui, comme moi, se demandaient qui est ton pourvoyeur de renseignements (précis et "to-the-point"), voci le lien: http://about.me/JeanLucBonnin .
Il s'agit donc d'un attaché de presse, du style de ceux qui font leur travail. Allant gratter un peu plus loin, car le voisinage de l'adorable Sylvain Fadat, dont je bois le carignan (entre autres) depuis 25 ans, des descendants d'Aimé Commeyras (un ancien président de coopé lui-même), d'Alain Chabanon que je ne connais pas mais dont le "Font-Caude" me procure tant de plaisir à chaque fois, ne pouvait que m'interpeller. Je ne sais pourquoi, j'avais toujours vu le Mont Baudile comme une annexe du Pic Saint-Loup, ce qui est évidemment une erreur. Pourtant, Clermont-l'Hérault et leur Sangonis, le Saint-Pons de là-bas (qui n'est pas celui de Christine, en pleine Montagne Noire), nos clients sur Pèzenas, Mèze ou Valras ... tout cela je connais. Mystère. Quand "ils" invitent les frères Pourcel, Maître Puttelat, l'ancien chef du Castellas ou encore l'excellentissime Jean-Luc Sauron (sommelier) pour les Régalades, on se prend à rêver d'une multiplication de villages vignerons comme cela.
Notez que les menus sont à 130 € pour ces occasions : impensable - hélas ai-je envie d'ajouter ! - par ici. Je suis sûr, vu du dedans, que tout n'est pas aussi rose que ce que je décris mais les récentes bisbrouilles entre Vincent (Pousson) et la structure d'E&C, ma propre expérience depuis 30 ans de l'autre côté des Corbières, des réflexions très amères entendues chez les "Vignerons de Caractère" (dans le 84) me prouvent combien Montpeyroux doit constituer une exception: so far so good.

Écrit par : Luc Charlier | 20 juillet 2014

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