05 juillet 2014

Plan-plan

Ce samedi, les 5 du Vin accueillent un nouvel invité, André Deyrieux, qui aborde un sujet tout à fait d'actualité, en ce début de vacances: l'oenotourisme.

Je vous conseille la lecture de son billet.

Incidemment, André cite le Plan Stratégique 2025 de France Agrimer, et plus précisément sa partie concernant le tourisme et le vin; j'y ai noté une formule étrange: "maintenir le marché intérieur fort".

D'une part, cela sonne assez mal. On dirait une traduction du soviétique. Je retraduis: 

"Nous vouloir faire sensible effort pour assurer merveilleux soutien marché domestique que monde entier nous envie".

Mais surtout, il s'agit là d'un de ces doux euphémismes que le monde ne nous envie pas. Le marché français du vin n'est pas fort, il se casse la figure depuis des années. Au point que l'exportation est devenue la planche de salut de bon nombre de vignerons. La consommation per capita des Français n'a jamais été aussi basse (et encore englobe telle les achats des touristes étrangers en France, ce qui fausse les chiffres réels).

On ne devrait donc pas parler de "maintenir un marché fort" mais de renforcer un marché qui s'effrite, de repartir de l'avant, de rétablir la situation, de reconquérir des clients.

Ce serait plus conforme à la réalité. Moins plan-plan. 

Mais peut-on dire en France, aujourd'hui, qu'on veut faire consommer plus de vin aux Français?

11:30 Écrit par Hervé Lalau dans France, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

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