25 juin 2014

Au bout du Conte... au Clos Fornelli, en Corse

"Madame, vous verserez à boire à ce jeune homme et aurez soin de verser de ce flacon d'or"

C'est la couleur du vin dans mon verre qui me rappelle la phrase de Victor Hugo (dans Lucrèce Borgia).

Aucune allusion au poison, qu'on se rassure, sinon, je ne serais plus là pour l'écrire!

Ce vin, c'est la cuvée "Au bout du Conte", alias Muscat d'Automne 2013, du Clos Fornelli. Un IGP de l'Ile de Beauté (puisque le Muscat est réservé au Cap Corse, dans les AOP de l'île).IMG_4104.jpg

Au Bout du Conte (Photo (c) H. Lalau 2014)

Comment vous le décrire sans aborder sa jolie étiquette enfantine et surtout sa robe (moi qui n'en parle pratiquement jamais)? 

Son or a beau être pâle, son brillant attire l'oeil. Le nez ne déçoit pas, il explose de raisin croquant, mais aussi de tilleul, de rose anglaise; la bouche confirme, avec des notes de miel très délicates. La surprise, c'est qu'il ne titre que 40 g de sucre.

"C'est une vendange tardive", précise Josée Vannucci, la vigneronne.

Un personnage, cette Josée, mélange de compétence et d'exubérance, passionnée de vin, d'histoire et de musique corses - elle a laissé une carrière chez IBM pour revenir à Tallone, avec son mari, reprendre le domaine familial (18 ha).

corse, vanucci, fornelli

A Tallone, au Clos Fornelli (Photo (c) H. Lalau 2014)

Et tout changer ou presque, pour passer de la production de masse au vin d'auteur. Elle et son mari signent "vignerons indépendants et insoumis"... Tout un programme.

Contact: Clos Fornelli

PS. Plus si affinités avec le rouge Stella R Rouge, joliment épicé et le Biancu Gentile, très floral. 

 

 

00:08 Écrit par Hervé Lalau dans Corse, France | Tags : corse, vanucci, fornelli, muscat | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |

Commentaires

bonjour,
ce n est pas une vendange tardive , la mention vendange tardive est clairement protégée et définit par la loi .
merci de ne pas relayer cette erreur manifeste,( même si ce n est que la reprise de ses dires) ou de la rectifier
très amicalement
gilles, vigneron alsacien

Écrit par : gilles | 26 juin 2014

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Merci de votre commentaire. Je ne peux cependant changer ce qui a été dit.
Votre rectification est dûment notée.

Écrit par : Hervé Lalau | 26 juin 2014

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Ils deviennent aussi bornés qu'en Champagne, les Alsaciens!
Je hais la "propriété intellectuelle" et tout ce qui s'y rapporte.
Si Adam avait "déposé" le terme "procréation", la race humaine aurait dû appeler "coït" le commerce charnel.
Pauvre monde.

Écrit par : Luc Charlier | 27 juin 2014

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"Le sage fait tout de suite ce que le sot fait tardivement"... Voilà pourquoi je me hâte de répondre!
A Gilles, mon confrère alsacien, je confirme que l'usage oral de l'expression "vendange tardive" pour notre cuvée Au Bout du Conte correspond à une réalité physiologique, calendaire et pour finir sémantique. Cependant ce terme étant devenu une mention légale, la seule inscription sur notre bouteille est bien 'muscat d'automne'. De ce côté là, nous sommes bien avec le petit sécateur sur la couture du pantalon...
Vendange "retardée" aurais-je dû dire pour être en règle synchrone avec la réalité et la loi... Mais c'est moins gouleyant...

In fine, je me dis qu'il est bien dommage qu'une région comme l'Alsace ne préfère pas sa langue vernaculaire pour caractériser un produit (ici, la V.T.) qui fait partie de son terroir et donc de son identité. En Corse, nous utilisons par exemple le terme corse de RAPPU pour désigner un vin doux naturel élaboré avec un cépage rouge...

Fratellanza
Josée, vigneronne indépendante en Corse

Écrit par : Vanucci | 30 juin 2014

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