15 mai 2014

Tout un fromage... le Comté

Saviez-vous qu'il faut plus de 400 litres de lait pour faire une meule de Comté? Soit l'équivalent de la production de 20 vaches - à raison de deux traites par jour.

D'où la nécessité de se regrouper, pour les producteurs de lait. D'où la naissance des fruitières, les premières coopératives de France.

C'est fou ce que c'est compliqué de faire un grand fromage!

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Les princesses du Comté (photo Arnaud 25)

 

Hier, à Bruxelles, le Comté, en la jolie personne de Milène Racle, est venu l'expliquer à des enfants. Avec elle, ils ont élaboré leur fromage, à la manière de; bien sûr, ce ne sera pas du Comté, puisqu'il n'est pas fait dans la région. Protectionnisme? Non, Appellation. Cahier des Charges. Pérennisation d'une différence, d'une authenticité. De la nourriture des vaches  à la race utilisée (Montbéliarde et Simmental française), en passant par la dégustation d'agrément (étiquette brune pour le Comté, étiquette verte pour le Comté Extra), le type de cuves de chauffe du lait, la procédure d'affinage, tout est codifié, réglementé. Pas pour embêter le producteur. Pour garantir au consommateur que son Comté ne lui en compte pas.

Vous ne croyez pas aux AOP? Il vous reste les cheddars canadiens, le swiss cheese du Montana, le brie allemand, le camembert danois, le gruyère français...

Mais de grâce, laissez-nous le Comté!

Parce que le goût, comme dit mon fils Olivier, "on peut en faire tout un fromage".

09:23 Écrit par Hervé Lalau dans France, Fromages, Gastronomie, Jura | Tags : comté, jura, fromage | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

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