11 avril 2014

Préférence locale?

Dans une optique de développement durable, la question de savoir s'il vaut mieux boire les vins de son pays, voire de sa région, plutôt que de les importer du bout du monde est très disputée depuis quelques années.

Les pays qui exportent beaucoup et loin font valoir que des conteneurs remplis expédiés par bateau ont un coût écologique moindre que le transport par camion.

Je n'ai pas les chiffres sous la main. Par ailleurs, je vois au moins deux arguments contraires au "consommer local", dans l'optique écologique.

Primo, il pénaliserait nos propres exportations. Pas sûr que la France, qui consomme de moins en moins de vin, soit gagnante si l'on devait imposer une grosse taxe carbone sur le transport des vins, même basée sur le kilométrage parcouru.

Secundo, il faut bien séparer "local" de "national". Pour un Perpignanais, l'Empordà est plus proche que Bordeaux. pour un Niçois, la Ligurie ou le Piémont sont plus proches que la Bourgogne. 

Dans tous les cas, je crois qu'on peut admettre l'intérêt qu'il y a à importer un vin, même de loin, quand il est différent, quand il a ce petit goût d'ailleurs qui fait de lui une "USP" - Unique Selling Proposition.

Mais quid d'une eau, par exemple?

Je suis tombé hier sur un produit nouveau, une eau artésienne. Non, pas une eau venue de l'Artois (ce qui n'est pas très loin), mais une eau plate puisée dans une nappe artésienne. Très pure, donc. Mais savez-vous où elle est puisée?

Aux Iles Fidji!

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Importer de l'eau plate en bouteilles plastiques de 25 ou 50 cl sur 16.800 km me semble un non sens total. On est là dans la caricature d'un modèle économique qui s'emballe. Du marketing à l'état pur (§et même pas gazeux). Artésienne ou pas, ce n'est que de l'eau. Un produit incolore, inodore et sans saveur, apprenait-on en classe. Un produit abondant sous nos latitudes, en plus. Accessible au plus grand nombre en un simple tour de robinet.

Tiens, des trucs pareils, ça me dégoûterait de l'eau plate si ce n'était déjà fait depuis longtemps.

12:40 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Tags : eau, fidji | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

Commentaires

A vérifier


Je n’ai pas vérifié la source (hihi), Hervé, mais d’après Christine un Chinois aurait réussi à vendre à un de ses congénères un bocal contenant « de l’air pur de Provence » pour la somme de 600 €, port compris.

Généralement, je bois de l’eau « Sémillante » dans les P.O. pour la gazeuse (extraction locale) et l’eau premier prix de chez ... Aldi (17 cents la bt de 2 L) pour la plate. Celle de la distribution publique est imbuvable ici.

Je n’aime pas Danone, tu t’en doutes, et évite donc la Badoit. Pourtant, son carbonatage élevé m’aide à digérer. Dans le sud, Quézac est une bonne option. « San Pe » me convient mais .... elle vient de Bergamo et la Gerolsteiner du Taurus. Perrier est bien dans le sud aussi, (Vergèze) mais ses taux de benzène sont cotons.

Quand j’en obtiens auprès d’elles, les grenouilles de Corneilla me filent le contenu des bénitiers. J’ai toutefois peur, après m’être nourri du corps et du sang du Nazaréen, de ce que liquide-ci représente dans son corps sanctifié. Quant au prophète, il n’a jamais réussi à étancher ma soif mais calme parfois mon appétit : les fameux « Prophet’s rolls » !

Écrit par : Luc Charlier | 11 avril 2014

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