06 avril 2014

En attendant Giboulot

Ou plutôt, en attendant le verdict du tribunal de Dijon, demain, revenons sur un des aspects-clefs de l'affaire Giboulot.

«Est-ce que si, à proximité de de vos vignes, il y avait eu des vignes touchées par la flavescence dorée, votre décision (de ne pas traiter) aurait été la même?», a demandé à Emmanuel Giboulot la présidente du tribunal. «Bien sûr, j’aurais traité», -t-il répondu. 

Ce que Giboulot dénonce, c'est un "dévoiement du principe de précaution".

Mais pour Jean-Roch Gaillet, directeur régional de l’alimentation et de l’agriculture, la maladie était pourtant bel et bien présente:  «Dans les communes voisines, à Pommard, à Volnay, à Saint-Aubin, à Meursault, nous avons trouvé de la flavescence dorée».

Au-delà de la condamnation, qui semble presque secondaire, c'est donc le principe qui est en jeu. La validité d'un arrêté préfectoral, le droit à la désobéissance civique, à une forme de résistance active ou passive face à l'administration.

11:18 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, France | Tags : flavescence dorée, emmanuel giboulot, jean-roch gaillet | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

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