16 mars 2014

Fais simple, Hervé!

Hervé, pourquoi te compliques-tu la vie avec tes commentaires alambiqués, tes paniers de  fruits, tes fleurs, tes textures, tes cépages, tes terroirs? Le buveur de grandes surfaces n'a pas besoin de tout ça!

J'en veux pour preuve le commentaire de Bruneau Père et Fils, à propos du Marqués de Cáceres.

"Rouge tuilée, nez rond, vin mature avec un peu de tanicité" (sic). "Accompagne idéalement: Paella".

Plus simple que ça, tu meurs. Mais l'avantage, c'est qu'il peut resservir pour d'autres vins. Même pour le Sangre de Toro de Torres, qui, curieusement, se trouve derrière la fiche, chez Carrefour Belgique. Peut-être que tous les vins espagnols à étiquette brun-bordeaux ont le même goût?

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A part ça, la paella, c'est vraiment une riche idée. J'ai eu la chance de rencontrer M. Forner, l'ancien propriétaire de Marqués de Cáceres, aujourd'hui disparu. C'était un grand Monsieur du vin. Et heureusement, il avait de l'humour. Ça l'aiderait à faire passer la paella.

Mais quelle paella, au fait? Au poulet, au lapin, à la seiche, aux moules, aux gambas...?

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

Commentaires

Petite histoire vécue et vraie.

Pour « Ambiance », M.Cocquyt avait organisé une dégustation de près de 30 Porto Vintage du millésime 1977 (excellent), quelque part en Brabant flamand si je me souviens bien. Feu Jan de Zwart avait contribué largement à l’approvisionnement. Notez en passant que 8 flacons étaient clairement « bouchonnés » lors de cet événement !!! Par hasard, j’étais installé en face de M. Bruneau père qui découvrait le monde du vintage à cette occasion, de son propre aveu et avec une humilité qui l’honore. Il avait dégusté tout avec beaucoup d’application et ses commentaires étaient très appropriés. Il y a 20 ans de cela. Sa table jettoise était sans conteste une des meilleures de Bruxelles. Mais ceci ne le transforme pas automatiquement en expert en vin, loin de là. Cela ne veut pas non plus dire qu’il n’aime pas le vin, ou qu’il ne le connaît pas ... comme vous et moi.
Notons que M. Wynants a fait de même, en son temps, vantant notamment les mérites de Bordeaux génériques pour je ne sais plus quelle enseigne.
Pour être franc, ce n’est pas pire que lorsque des chefs célèbres – et souvent de grande qualité en plus – acceptent le parrainage des grands maquereaux de chez Nestlé (ou Royco, ou Liebig, ou Givaudan, ou Maggi ... ), arborent le logo sur leur vareuse et réalisent des préparations (sauces, desserts ...) avec les petits berlingots de café tout prêt.
Moi, je trouve que les guides gastronomiques devraient faire signer une charte à leurs sélectionnés, dans laquelle ils s’engagent à ne pas utiliser les additifs et condiments préparés vendus par l’agro-alimentaire. Le nombre de macarons risque alors de diminuer, mais le vrai cuisinier de métier s’en trouverait revalorisé.
« Oui au safran, non au Spigol, et quand je vois un logo sur une toque, là je rigole ! »

Écrit par : Luc Charlier | 16 mars 2014

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