20 février 2014

Le foie gras, notre patrimoine... et le vin aussi

N'en déplaise aux anti-foie gras, qui, sous couvert de défense du bien être animal, n'hésitent pas à recourir à l'intimidation et à la désinformation, je suis heureux de rappeler ici que le Parlement français a voté en 2006 le texte suivant: «le foie gras fait partie du patrimoine culturel et gastronomique protégé, en France...» (article L. 654-27-1 du code rural et de la pêche maritime (article 74 de la loi n° 2006-11 d’orientation agricole du 5 janvier 2006).

En bon Français, je continuerai donc à soutenir cet excellent produit et sa filière, Comme je soutiens le vin. Un produit noble qui mériterait lui aussi d'être protégé au titre de notre patrimoine culturel, avant que des fous furieux, nouveaux bigots du végétalisme ou de l'antidépresseur, ou simplement désinformés, nous en privent au nom de leur conception personnelle de ce qui est bon pour nous.

08:21 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France, Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

Commentaires

vive le foie gras ! Ma dernière expérience : foie gras entier mi-cuit de canard sur une baguette croustillante excellente et servi avec un Listrac ! Déconcertant pour nous qui le mangeons avec brioche et confit aigre-doux et vin moelleux! Expérience plus que concluante chez un producteur de Puy l'Evêque .

Écrit par : Michèle Thérassse | 20 février 2014

Répondre à ce commentaire

Quel mépris !

Quel mépris notamment de la souffrance des plus vulnérables d'entre nous !

L'intimidation et la désinformation, dîtes-vous ? J’ignore à quoi vous vous référez ainsi, en ce qui me concerne je dirais que la charge de désinformation pèse davantage sur la filière que sur les militants pour les droits des animaux. (Cf. le financement d’études sur le foie gras à l’INRA par le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras).

La mention «le foie gras fait partie du patrimoine culturel et gastronomique protégé, en France...» a été inscrite à l’issue d’un lobbying particulièrement intense et dans un contexte de réprobation internationale croissante de ce produit et d’interdiction pure et simple du gavage dans l’Union Européenne. Les 5 pays sur 28 (dont la France) qui continuent pour l’heure à en produire le font uniquement de façon dérogatoire. La France en particulier est de plus en plus montrée du doigt pour ce qui est considéré comme une pratique particulièrement barbare. Nous pouvons choisir de monter sur nos grands chevaux ou de nous interroger et de nous remettre en cause (sur le fondement d’une documentation non collusoire), ce qui n’est pas forcément facile, je vous le concède.

Pardonnez-moi mais ce qui est bon pour nous n'est pas l'enjeu de ce débat.

Un nombre croissant de voix s'élèvent pour affirmer que les animaux ne sont pas des marchandises dont l'être humain peut disposer à sa guise.
En témoignent le récent colloque « Nous et l'animal » qui s'est tenu au Sénat le mois dernier et la diversité des participants, du philosophe Peter Singer au photographe Yann Arthus-Bertrand, en passant par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, le moine bouddhiste et docteur en génétique cellulaire Matthieu Ricard, la primatologue Jane Goodall, ou encore Laurence Parisot, l'ancienne présidente du Medef.

Ou encore le récent manifeste sur la nécessaire évolution de notre rapport aux animaux et sa traduction dans la loi. signé par 24 intellectuels et non des moindres : André Comte Sponville, Hubert Reeves, Alain Finkelkraut, Michel Onfray, Florence Burgat, Pierre Rahbi, Erik Orsenna, Irène Frain, Elisabeth de Fontenay, Luc Ferry et j'en passe ... bref pas vraiment des fous furieux, ou des personnes désinformées.
Sachez qu’il y a parmi vos lecteurs et lectrices des végétariens, des végétaliens et des véganes qui aiment passionnément le vin et la gastronomie, qui sont de bons français et qui sont pour autant opposés à l’exploitation de animaux. Nous ne sommes ni désinformés ni des bigots. Oui, on peut être gastronome, informé et avoir un avis différent. On peut apprécier de parcourir un bon blog vineux sans apprécier de telles railleries.

Vous me rirez au nez si vous le souhaitez car je sais que vous avez une dent contre ce produit (l’avez-vous au moins goûté ?) mais en cuisinant nos feuilletés au faux gras à Noël dernier, ma famille et moi-même étions heureux de n’avoir la causé la souffrance et la mort de personne… Idem pour les Linguine aux morilles et au Jurançon qui ont suivi. La seule chose que nous avons regrettée fut le mauvais Jurançon.

Enfin, depuis quand prendre la défense les plus faibles et des sans-voix est-il un motif de raillerie ?

Écrit par : Stephanie Grevrend | 14 mars 2014

Répondre à ce commentaire

Vous pensez ce que vous voulez, moi aussi. Gaia et son faux gras me déplaisent, pas vous; je suis triste de voir des restaurants qui renoncent à proposer du foie gras à cause de l'intimidation des anti foie gras en Angleterre ou aux États Unis, au mépris des envies de leurs clients. Bref, nous ne sommes pas d'accord et nous ne le seront jamais.

Écrit par : Hervé Lalau | 14 mars 2014

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.