10 février 2014

De la part de Columelle

Columelle, dans son Res rustica, s'intéresse de près à la viticulture, composante importante de l'économie agricole romaine.

Il est très pratique dans son approche - plus que Pline, en tout cas. C'est sans doute l'influence de son oncle, qui possède un grand domaine viticole en Bétique. Columelle lui-même a géré plusieurs grandes latifundia, aussi sait-il généralement de quoi il parle.

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C'est pourquoi je crois utile de vous donner un de ses "trucs", sobrement intitulé: "Remèdes pour le cas où un petit animal serait tombé dans le moût et y serait mort". Après tout, ça peut toujours arriver aujourd'hui.

"Si quelque animal, tel qu'un serpent, un rat ou une souris, est tombé et a péri dans le moût, il faudra, pour qu'il ne donne pas mauvaise odeur au vin, brûler au foyer son corps dans l'état où vous l'aurez trouvé, et en jeter la cendre refroidie dans la vase où il s'est noyé, et l'y mélanger avec un râteau de bois. Cette opération servira de remède."

On dit souvent que les Romains (ou les Grecs, ou les Egyptiens...) ont tout inventé. C'est parfois un peu exagéré.

Mais notre viticulture moderne, technologiquement avancée, voit elle aussi cohabiter l'oenologie moderne et des pratiques biodynamiques que d'aucuns apparentent au vaudou...

00:12 Écrit par Hervé Lalau dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

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