26 janvier 2014

Les vins d'Alsace voyagent bien et ne craignent pas le froid

La Confrérie Saint Etienne d'Alsace (au sein de laquelle mon nouveau magazine Wine Closet possède un informateur) se trouve actuellement au Nord de la Suède, à Umeå.

Pourquoi là? Mais parce qu'Umeå (116.000 habitants), est capitale culturelle de l'Europe 2014, bande d'ignares! Riga aussi, d'ailleurs, car les capitales culturelles vont toujours par deux.

C'est une ville jeune. Trois fois détruite en 300 ans, deux fois par les Russes, puis par un incendie en 1888, elle n'a pas eu beaucoup le choix. Ville de technologie, ville du bouleau (c'est son surnom en Suédois, rien à voir avec le Pôle... Emploi), ville du jazz aussi, grâce à son festival annuel.

Petit reportage en direct de mon correspondant: "En sortant du train express qui t’amène de l’aéroport d’Arlanda à la gare centrale en 20 minutes, tu passes devant l’Ice Bar, un concept ingénieux de bar, dans lequel il fait -5°C en permanence et où tout le mobilier bar, tables sont en glace et les verres également. Pour un droit d’entrée, on a droit à une cape et des moufles et à un cocktail à base de vodka (il faut éviter d’enlever les moufles pour ne pas faire fondre le verre sinon il faut le racheter)".

Je gage que certains auraient préféré Nouméa (en temps de déplacement, c'est presque pareil, vu qu'Umeå est à 7 heures de train de Stockholm). Mais la Confrérie non plus n'a pas eu le choix.

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Nouméa - non, c'est pas là! (Photo Bruno Lemétrier).

Elle y tient un chapitre placé, gageons-le, sous le signe du vin, produit culturel.

Pour rappel, la Confrérie Saint Etienne une des plus anciennes de France - ses statuts datent de 1561.

Son nom rappelle la date de ses premières réunions: "tous les 26 décembre, jour de la Saint Etienne, la société des notables d'Ammerschwihr, près de Colmar, dont l'un des rôles majeurs était l'étroite surveillance de la qualité des vins de la cité, se réunissait pour son festin annuel. Le faste et la magnificence de cet évènement étaient tels que la population prit bientôt l'habitude d'appeler notre société "la Confrérie Saint Etienne".

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Après une longue période prospère, elle subit après la Révolution française un lent déclin et s'éteint en 1848. Sous l'impulsion d'un groupe de viticulteurs et d'amis du vin d'Alsace, animé par Joseph Dreyer, son Receveur-fondateur, elle ressuscita sous la forme actuelle en 1947 dans le but de faire connaître et aimer les vins d'Alsace".

En 1973, la Confrérie a établi son siège au Château de Kientzheim, près de Kaysersberg, progressivement rénové pour accueillir une oenothèque, des salles de dégustation et de banquets, etc.

 

15:09 Écrit par Hervé Lalau dans Alsace | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |

Commentaires

A l'inverse des nonnettes, qui vont par deux comme tes capitales culturelles, Hervé, il me semble que les confréries bachiques se déplacent en nombre important. Cela ne rend pas leur accoutrement moins ridicule.
Excuse-moi, cher Grumeur et Prudhomme.

Écrit par : Luc Charlier | 28 janvier 2014

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Ca c'est de la jalousie pure et dure. Si tu es sage, je te ferai prêter une cape bordée d'hermine, toque rouge, casaque idem, par le grand Chandelier. Dans les soirées à Corneilla, il paraît que ça fait fuhrer.

Et c'est bien parce que je suis de bonne grumeur, ce matin. Grr.

Écrit par : Hervé Lalau | 28 janvier 2014

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Non merci, il n’y a qu’un costume qui me plaît, celui « à la Superman » des éléphants du monde politique français : Pompidou, Giscard, Chirac, Sarkozy, Hollande, Strauss-Kahn, Tonton ... Tu sais, c’est celui où on met le slip par-dessus le pantalon !

Écrit par : Luc Charlier | 28 janvier 2014

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Purée, si tu arrives à lancer là mode du slip pour éléphant, tu vas sauver le Sentier. Charlier, c'est vraiment goy, comme nom, ça? La vérité si tu mens.

Écrit par : Hervé Lalau | 28 janvier 2014

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