08 février 2014

Les chiffres du jour

Selon les derniers chiffres disponibles, en classe de 4ème secondaire (l'équivalent de la seconde, en France), lors des tests de compréhension de la lecture en français, les jeunes Francophones belges obtiennent la note moyenne de 59 % pour la filière générale, de 47 % pour la filière de technique de qualification et de 33 % pour la filière professionnelle.

Ce que l'on appelle "les compétences" sont surtout faibles en ce qui concerne la localisation d’informations, l’expression d’un point de vue critique sur le texte, le décodage de graphiques ou l’utilisation de documents pour étayer des affirmations proposées. Attention, on ne juge pas l'aptitude à décrire, les tests se font à partir de formulaires pré-remplis où il suffit la plupart du temps de cocher la case correspondante.

Comme les élèves testés ont en moyenne déjà 9 années d'école derrière eux, d'aucuns se demandent (moi, par exemple) si les méthodes d'apprentissage de la lecture sont adaptées. D'autres mettent en cause le mode d'évaluation. D'autres, encore, l'enseignement à trois vitesses. Ou même la notion de compétence (au profit du potentiel), par exemple). D'autres, enfin, remettent en question l'enseignement tout court.

Notons qu'il s'agit de toute façon d'épreuves "non certificatives". En clair, on ne peut pas les utiliser pour classer les élèves ou les écoles entre elles. Et comme en Corse, on jette les urnes dans la mer après le vote.

Une analogie avec le monde du vin: à titre personnel je trouve que 59% des vins sont généralement buvables. 47% sont qualitativement techniques. Et 33% potentiellement et professionnellement intéressants...

Et de toute façon, je ne commente pas (ou très rarement) les vins médiocres.

00:48 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

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