12 janvier 2014

Moins d'antibiotiques dans la viande? Le Label rouge les interdit déjà depuis longtemps,lui...

Le 10 janvier dernier, l’Assemblée nationale a approuvé un article du projet de loi sur l’agriculture visant à limiter la délivrance d’antibiotiques par les vétérinaires, afin d’éviter que la résistance de l’organisme à ces médicaments se propagent aux humains par la consommation de viande. C'est bien.

Mais pour rappel, il existe déjà, et depuis fort longtemps, des filières qui excluent totalement - et volontairement - l'administration d'antibiotiques aux animaux dont ils vendent la viande: il s'agit du Label Rouge.

Pensez-y, quand vous achetez le poulet dominical.

poulet, label rouge

Le Label Rouge est sans doute plus cher, mais les animaux sont mieux traités, ils ont plus d'espace, et ne reçoivent ni hormones de croissance ni antibiotiques, ni OGM, bien sûr. Toute la filière d'approvisionnement en alimentation des volailles est contrôlée.

Tiens, ce midi, il y aura justement un Poulet fermier Label Rouge à ma table - un Bel Epi du Maine.

 

11:42 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : poulet, label rouge | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

Commentaires

Tu me parais bien enthousiaste, Hervé. Si tu écrivais plutôt que le cahier des charges prévoit que les animaux ne doivent pas recevoir etc ....
Oui, je sais, je suis un cynique méfiant et pessismiste qui voit tout en noir. Peut-être ... Note que, ce n'est pas une raison pour ne pas préférer quand même ceux qui prétendent y adhérer, tu as raison et je me comporte comme toi. Par contre, la réalité du "bio" dans la GD, je n'y crois pas trop (pour des questions de volume).

Écrit par : Luc Charlier | 12 janvier 2014

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C'est que j'ai visité des élevages Label Rouge en Anjou, en Touraine, dans le Maine et une autre fois dans le Cher (Dinde, Pintade, Oie, Poulet), et j'ai vu la réalité des contraintes que s'imposent les producteurs eux-mêmes, les comptes-rendus de visites vétérinaires, le décompte de la mortalité par bâtiment, le vide sanitaire entre les couvées - toutes choses qui ne vont pas sans le sens du productivisme mais plutôt d'un retour au produit de goût.
Bien sûr, je ne suis pas derrière chaque poulet!

Écrit par : Hervé Lalau | 12 janvier 2014

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Tu as raison, comme je l'ai indiqué, quand il y a déclaration d'intention de bien faire, on se trouve toujours en terrain plus propice: je ne nie pas cela du tout. Simplement, à l'inverse de votre Rousseau national, un schizo de première et un esprit peu éclairé (malgré son époque), je n'accorde que peu de crédit à la "bonté naturelle" du genre humain, to say the least.

Écrit par : Luc Charlier | 12 janvier 2014

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