14 janvier 2014

Vous avez du vin multi-dimensionnel?

C'est un des mots qui fait fureur dans le petit lexique de l'amateur de vin (notamment anglophone): multi-dimensional.

Son succès, je suppose, est à la mesure du flou de sa définition. Un peu comme la minéralité. Moins c'est précis, et plus c'est facile à employer. Car qui vous contredira? Si on l'osait, vous pourriez toujours dire que vous n'avez pas la même définition du mot.

Qu'est-ce qui peut bien avoir plus qu'une dimension dans un vin? A part la bouteille, au sens physique, je veux dire. Est-ce une façon plus moderne de parler de complexité? Est-ce que ça veut dire que ses arômes ne sont pas seulement primaires, mais secondaires, tertiaires... ou plus encore?

Parle-t-on de la texture? De la structure? 

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Entrons dans l'espace inter-dimensionnel, M. Spock!

Je ne crois pas avoir jamais employé ce mot de multi-dimensionnel. Multi-couches, peut-être, et encore, pas souvent.

Au fait, certains vins n'ont-ils pas une dimension de trop? Le pourri, le vert, les bretts, le soufré, le vieux bois, par exemple. Autant de replis de la galaxie du vin qu'on préfère ne pas explorer. Trous de verre ou pas.

Bref, je crois que j'en resterai à l'uni-dimensionnel. M. Spock, enclenchez la vitesse lumière!

00:45 Écrit par Hervé Lalau dans Pour rire, Vins de tous pays | Tags : multi-dimensional | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

Commentaires

Merci pour cette nouvelle perle... minable à souhait, elle se taille une bonne place sur le podium du vague, mais l'indétrônable pour moi jusqu'ici, ça reste la "tension". Peut-être ne suis-je pas suffisament détendu pour la comprendre.

Écrit par : Julien Wayaffe | 14 janvier 2014

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Tension et tendu:
«Tendu: qualifie un vin pourvu d'une bonne acidité qui contribue à une impression de tension dans la bouche. Nerveux, vif. Bouche tendue; vin tendu».
«Tension: nervosité, vivacité. (néologisme)»
Dictionnaire de la langue du vin, CNRS Éditions, Martine Coutier, p 404 et 405. Elle cite P. Casamayor (1998), C. Tupinier (2002) et N. de Rabaudy (1983).

Écrit par : Marc André Gagnon | 14 janvier 2014

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Du blablabla "à la française" qui repose sur des codes, des prédéfinis, le dialecte secret des gourous. Absolument pas descriptif: à bannir dans un commentaire de dégustation. Idem pour élégant, complexe, harmonieux etc ... Oui, je sais, on les emploie tous, ces mots (moi aussi quelquefois, par erreur ou contagion). C'est du verbiage. Et Casamayor (que je respecte bcp par ailleurs), Tupinier, Rabaudy:" Combien de divisions?"

Écrit par : Luc Charlier | 15 janvier 2014

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