01 décembre 2013

Myriam Leroy et Dieudonné, le degré zéro de la polémique

Certes, le sujet (Dieudonné) peut prêter à la virulence, mais la dernière chronique de Myriam Leroy à l'encontre de l'humoriste-pas-toujours-drôle me donne la nausée.

Jugez vous même de la délicatesse de la donzelle, lors de son dernier passage sur Canal + (le C paraît de trop, pour l'occasion): "Ton avis sur la Shoah, sur la démocratie, sur les médias et sur le complot judéo-maçonnique mondial, je te propose de te le rouler en petites boules bien serrées, de l’humecter légèrement et de te l’insérer dans le rectum d’où il n’aurait jamais dû sortir."

C'est ce qu'on (ou con?) pourrait appeler le niveau zéro de l'argumentation.

Trop de journalistes (on dit aujourd'hui plus volontiers "polémistes", comme si cela les exonérait de tout effort d'objectivité) tombent dans ce genre de panneau (de chiottes). Je trouve cela, non seulement indécent, mais indigne. Indigne des valeurs que Mademoiselle Leroy prétend défendre; indigne d'un débat.

Ne connaissant pas cette "polémiste", je me suis renseigné et j'ai appris qu'elle se présentait à la fois sous la casquette de journaliste (une fonction qu'elle a exercé en Belgique) et d'humoriste - tiens, elle aussi!

Le mélange des genres ne me plaît guère, car je ne sais plus à qui je m'adresse: dans laquelle des deux qualités intervenait-elle sur Canal Plus?

J'ai lu quelques unes des réactions d'internautes, déposées sur les réseaux sociaux: la plupart était du niveau de la chronique de Mademoiselle Leroy: nauséabonds. Le débat n'avance pas, il patine dans la merde.
 
Et c'est là que le bât me blesse: en s'abaissant au niveau des salauds, de ceux qui invectivent et salissent l'adversaire pour éviter d'avoir à débattre (comme les Nazis naguère), Myriam Leroy dessert la démocratie et ce qui devrait être un de ses remparts: le journalisme.
 
Comme membre de cette auguste confrérie de fouilles-merde (même si j'ai choisi d'exercer ce métier dans le vin), je me permets de réaffirmer ici que le fait d'avoir à fouiller dans les poubelles de l'actualité, voire de curer les écuries d'Augias de la politique, ne nous donne pas le droit d'être vulgaires à l'antenne, au risque de nous décrédibiliser.

00:31 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

Commentaires

Bravo ! voila, enfin, un avis calme et pondéré, avec le recul nécessaire. Merci

Écrit par : Michele | 01 décembre 2013

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.