26 novembre 2013

Le péril jaune, façon Vosne-Romanée

Sur Vitisphère, l'ancien associé de M. Yi Shi, honorable investisseur chinois, a cru devoir réaffirmer que ses vignes de Vosne-Romanée restaient belles et bien françaises. Je n'ai pas tout à fait compris la nature de l'accord qui liait M. Pascal Chevigny à M. Shi, ni comment il s'en était libéré, mais voilà, M. Shi n'est propriétaire de rien à Vosne-Romanée, ne l'est plus, ne l'a jamais été (cochez la case correspondante).

Et quand bien même!

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Est-ce que ça gêne nos vignerons de vendre à Pékin ou à Shanghaï?
Ou d'acheter des téléphones ou des ordinateurs Made in China?
Et est-ce que ça gêne nos hôteliers et nos restaurateurs d'accueillir des touristes chinois?
Demandons-nous un peu où en serait la France du vin, aujourd'hui, avec la baisse de la consommation intérieure, si son marché était totalement fermé...

Félicitons-nous plutôt que les investisseurs chinois, ou russes, ou américains s'intéressent encore à nous malgré nos mauvaises manières - à défaut, ils iront en Espagne ou en Italie, par exemple, développer nos concurrents...

10:12 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

Commentaires

Mon internationalisme te donne entièrement raison, ô honorable chroniqueur, sauf sur un point. A un niveau de qualité élevé, je ne pense pas que les vignobles français, italiens ni même espagnols ne soient « concurrents ». Ils sont complémentaires. Un amateur de Haut-Brion souhaitera vraisemblablement également du Viña Pesquera ou du Castello di Ama dans sa cave. C’est au niveau du « rouge de table » (on se comprend) que la compétition fait rage.

Écrit par : Luc Charlier | 26 novembre 2013

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Moi non plus, en fait. Mais la concurrence peut se faire au niveau de l'investissement. Quand la France fait la fine bouche devant l'argent des Chinois, pourquoi s'obstineraient-ils?

Écrit par : Hervé LALAU | 26 novembre 2013

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