18 novembre 2013

Carra ton bouchon!

Marc et moi redégustons les Beaujolais que nous avons appréciés lors de notre dernier voyage, en avril, afin d'écrire le dossier que nous préparons pour un prochain numéro d'In Vino Veritas.

J'ai aussi voulu redonner une chance à un domaine, le Manoir de Carra (superbe hameau, soit dit en passant), dont les vins m'avaient un peu désarçonné, sur place.

Je veux dire que certains me semblaient d'une grande banalité, alors que d'autres, au contraire, m'auraient presque séduit si je ne les avais trouvés dans une phase un peu ingrate, entre deux eaux - ni flatteurs sur leur jeunesse, ni  séduisants sur leur maturité.

J'avais demandé une bouteille du Moulin à Vent 2010, qui me semblait prometteur. Je l'ai stocké amoureusement dans ma cave, pour qu'il se remette du voyage. Six mois plus tard, c'est à dire hier, je l'ai ouvert, et là, catastrophe, il était affreusement bouchonné. Pas un petit peu. Non, complètement, irrémédiablement bouchonné.

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La faute à ce petit morceau de liège...

Difficile, dans ces conditions de confirmer ou d'infirmer mon impression d'avril. Je vous lis mes notes de l'époque: "Discret au nez, un peu de fraise écrasée, réséda, en phase de fermeture; en bouche, bien structuré, tannins lisses mais bien présents, beau vin potentiel."

J'en resterai au potentiel, quitte à attendre que le Manoir de Carra passe au bouchon à vis...

00:25 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

Commentaires

Bouchon

Et si les "anomalies" constatées sur la première bouteille étaient déjà dues au liège défectueux? Les bouchons mal traités (ou mal stockés ou tout autre défaut) ne se manifestent pas uniquement par le trop fameux "goût de bouchon". Ce n'est que la partie visible de l'iceberg. Je me tue à le répéter.

Écrit par : Luc Charlier | 18 novembre 2013

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