15 novembre 2013

Banyuls, Aspres, Montana

Il y a Banyuls et Banyuls.

Banyuls sur Mer, le plus connu, celui qui donne son nom aux VDN éponymes. Et Banyuls des Aspres, d'où vient ce rouge du Château Montana 2008.

Les Aspres sont un petit massif montagneux au Sud-Ouest de Perpignan; premiers contreforts des Pyrénées, au pied du fameux pic du Canigou, elles s'élèvent à mesure que l'on chemine vers l'ouest, alternant collines et gorges. Aspre veut dire aride en catalan. Côté sols, les galets roulés alternent avec les graves, les sables et les limons. La zone abrite des vignes, mais aussi des vergers et surtout des garrigues pleines d'herbes aromatiques.

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Ce petit cours de toponymie pour vous expliquer - pour autant que vous croyiez à un quelconque effet terroir - qu'un vin des Aspres présente tout naturellement un profil différent de celui d'un vin de Vingrau ou de Lesquerde. Souvent un peu plus rude, un peu plus rocailleux, un peu plus épicé (encore que).

Oui, mais ce Montana n'en montre pas grand chose. Beaucoup de syrah, beaucoup de bois, beaucoup de cuir, de fumé. En bouche, c'est assez rond (malgré la chaleur de l'alcool), plutôt bien travaillé. Mais cela manque un peu de matière en regard de toute cette sauce. Et quant à dire d'où vient le raisin...

Ce n'est pas un mauvais vin, non, on sent qu'il y a un vrai travail d'oenologue mais je reste quand même sur ma soif... d'identité!
 

00:03 Écrit par Hervé Lalau dans France, Roussillon | Lien permanent | Commentaires (9) | | | |

Commentaires

Hervé, tu me permettras de ne pas apporter de commentaire sur le vin dont tu parles en lui-même. Ma situation de "presque collègue" lui enlèverait toute crédibilité, que je fusse laudatif ou négatif d'ailleurs. Mais tu ne peux pas écrire que la caractéristique des vins de l'Aspre (ou des Aspres, on a le choix) est la densité. Enfin si, tu as le droit de l'écrire, mais c'est incorrect.

Écrit par : Luc Charlier | 18 novembre 2013

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A trouillas c'est plus dense que Montana, non?
Mais tu as raison, c'est mal écrit.

Écrit par : Hervé Lalau | 18 novembre 2013

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Le cas de Trouillas et de Terrats est un peu particulier (ajoute Fourques d’ailleurs). Outre le fait que le coin a été ravagé par une grêle terrible (en 2011 ou 2012, je ne me souviens plus), il dispose de deux coopératives dont la qualité sort du lot : jadis, Trouillas pouvait compter – outre sur ses apports plus que corrects – sur la présence d’un directeur très compétent (Thierry Cazach, à Maury depuis 10 années au moins). Cela ne veut pas dire que l’actuel n’est pas bon, je n’ai plus goûté depuis longtemps. Et à Terrats, la cuvée « Les Pierres Plates » (pas mal de mourvèdre dans l’encépagement) est certainement un des meilleurs CDR de coop. de manière constante. A Terrats, tu trouves aussi une exploitation de toute première qualité : le Dom. Ferrer-Ribière, qui produit notamment un excellent vieux carignan (mais pas que ...). Je pense que cette zone, légèrement ondulante (petites croupes), autour de Thuir, présente des caractéristiques de « terroir » et une histoire qui lui confèrent un petit « plus » p/r rapport au reste de la plaine. Ce n’est que mon avis.
Message codé : mon ami Marc possède un colis pour toi (deux en fait).

Écrit par : Luc Charlier | 18 novembre 2013

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Oh les mecs, vous oubliez le Château de La Casenove à Trouillas… Et moi qui suis (un peu) du coin, je ne comprends pas comment vous pouvez zoner sans vous arrêter à Tresserre, au Domaine Vaquer, par exemple, ou au Domaine de Nidolères pour ne citer qu'eux. Un scandale ! ;-)

Écrit par : Michel Smith | 25 novembre 2013

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Bien vu Michel. Il y a trop longtemps que je n'y ai pas posé le pied. Le Montana était une bouteille reçu à la maison du Languedoc-Roussillon à Bruxelles, ce n'est pas la même chose que de "zoner" dans le vignoble, comme tu dis.
Mais il me faudrait quatre vies pour visiter tout ce que j'ai envie.

Écrit par : Hervé Lalau | 25 novembre 2013

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Pas un scandale, Michel, affaire de goût, ici. Mais j’ai comme habitude, depuis que je suis « dans » la branche, de ne pas m’épandre lorsque disons, j’apprécie moins. En règle, plus on s’éloigne de Thuir, plus c’est banal, jusqu’à redevenir grand sur la frange littorale, bien sûr (le schiste ?). Mais autant dans le Minervois tu en sors blanc, autant pour l’Aspres ton impartialité peut (doit ?) être mise en doute.

Écrit par : Luc Charlier | 25 novembre 2013

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Luc, à Thuir, on dit que tu es un dur.

Écrit par : Hervé LALAU | 25 novembre 2013

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Un sacré dur à cuire…
Si tu dois être impartial, Léon, il te faut au moins citer Tresserre comme étant une commune importante - je dirais "significative" - des Aspres du Roussillon (appellation qui n'a aucun lieu d'être à mon sens)...

Écrit par : Michel Smith | 25 novembre 2013

Moi, chez Tesseire, c'est le parfum citron à sucre 0% que je préfère. Dommage qu'il soit tellement sulfité!

Écrit par : Luc Charlier | 25 novembre 2013

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