05 novembre 2013

Mousseux en Belgique: la France à la traîne

D'aucuns s'étonnent (moi le premier) des piètres performances des mousseux français (et notamment des crémants) sur le marché belge, face aux Cavas. Mais il faut en revenir aux fondamentaux: ils sont de plus en plus réduits à la portion congrue dans l'assortiment des grands distributeurs.

Voici un relevé effectué hier dans un supermarché du Sud de Bruxelles (pour l'enseigne duquel je n'ai pas mandat de faire de la publicité).

Nombre total de références (tous effervescents sauf Champagne): 67 (y compris les petits formats)

Nombre de références françaises: 10

Nombre de Crémants: 5 (Alsace, Bourgogne, Limoux, Die, Loire).

A titre de comparaison, la même enseigne propose 15 références de Cava, 8 de Prosecco, 6 de mousseux luxembourgeois et 2 de mousseux australiens.

On aimerait bien sûr pouvoir savoir si c'est un choix du distributeur qui conditionne cette faible présence (au regard de la proximité et de l'antériorité des mousseux français sur le marché), ou bien une faible demande de la part des consommateurs eux-mêmes.

La communication des crémants de France est certes assez faible en Belgique, ces dernières années. Mais celle des Cavas aussi. La vraie différence, en définitive, c'est l'activité promotionnelle: pas un mois qui ne se passe sans qu'un Cava ne soit bradé.

15:36 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

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