25 octobre 2013

Indignez-vous! (mais peut-être pas tous les jours, quand même)

Pas une journée ne se passe sans que tous, nous ayons au moins une bonne raison de nous indigner.

Selon nos opinions, ce sera la pauvreté dans le monde ou l'impôt sur la fortune, le chômage ou les chômeurs qui ne cherchent pas de boulot, Leonarda ou le père de Leonarda, l'homophobie ou la procréation médicalement assistée pour les couples homos, les écoutes de la NSA ou le sort de M. Snowden, les Femen ou Ennarda, les attentats contre les coptes d'Egypte ou la répression contre les Frères musulmans, le refus de parents d'une école catholique belge d'accueillir leur archevêque "au nom de la neutralité", Mélenchon ou Le Pen, Sarkozy ou Hollande...

Ou pour rester dans un domaine plus familier aux amateurs de vin, l'hygiénisme, les droits de plantation, la chaptalisation, l'interdiction de la chaptalisation, l'autorisation de l'enrichissement des mouts, les AOC fourre-tout, les AOC passoires, les fraudes aux appellations, la cryoextraction, le tout chimique, le tout nature, les règles d'encépagement, le boisé, les investisseurs qui achètent de grosses propriétés, les jeunes qui ne trouvent pas de vigne à reprendre, la baisse du nombre des exploitations viticoles en France, la pléthore de vins inutiles sur le marché... je pourrais continuer longtemps, mais vous avez compris le message.

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Tout peut être source de saine et juste colère.

Mais de même qu'on ne peut passer sa vie sur la pointe des pieds (même les petits rats de l'opéra vous le confirmeront), on ne peut pas passer son temps, à longueur de chronique, à pourfendre l'infâme et à abattre l'inique (ta mère).

En tout cas, pas moi. Ca me joue sur les nerfs et sur les boyaux. A force de râler, j'ai la bile qui remonte; certains jours, elle atteint l'oesophage, la gorge, le palais. Je n'ai plus le coeur à déguster.

Peut-être que vous non plus.

Alors j'ai décidé d'espacer mes croisades.

 

00:09 Écrit par Hervé Lalau dans France, Vins de tous pays | Tags : vin, vignoble, colère | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

Commentaires

In the wake of the Crimson King, or was it Poseidon?

Écrit par : Luc Charlier | 25 octobre 2013

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In the court of the Crimson King.
La couverture du second album album, In the wake of Poseidon, était à dominante bleue.
Toute une époque. Epitaph. I talk to the wind...

J'aime aussi assez Lizard, leur 3e album, sur lequel chante un certain Jon Anderson. Autre lien avec Yes: le batteur de ce dernier groupe, Bill Bruford, le quitte en 1972, en plein succès... pour King Crimson.
Tiens, King Crimson est un des rares groupes dont les albums ne sont pas téléchargeables sur Itunes ou équivalents.
Bienvenu au club des anciens combattants de la zicmu prog!

Écrit par : Hervé Lalau | 25 octobre 2013

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Ben oui, Hervé, et surtout Robert Fripp, donc le lien avec Peter Gabriel, Bowie ...
Râââ, la musique faite par des hommes (ou femmes), même avec l’aide de l’électronique (voir le défunt Joseph Zawinul, autrichien celui-là, tiens tiens) me plaît tellement mieux que celle faite par Sony !

Écrit par : Luc Charlier | 26 octobre 2013

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