31 août 2013

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur ce que je pense de la crise syrienne...

A l'heure qu'il est, Barak Obama remplit son beau stylo laqué noir avant de signer le décret qui autorisera les attaques en Syrie.

Autre Commandant en Chef, mais plus dégarni (en troupes), François Hollande a lui le doigt sur le bouton... de sa télécommande. Bombardé plus vieil ami de l'Amérique, le héros du Mali veut sans doute faire oublier l'espace d'un instant à nos compatriotes les difficultés du moment. Mais aussi, le fait que notre pays ne compte plus pour grand chose dans le concert des nations. A économie malade, armée dégraissée, diplomatie pusillanime et myope. Le reste n'est que posture. 

Nos deux grands hommes n'attendent plus qu'une chose: savoir ce que j'en pense. Aussi vais-je le leur dire. 

N'y allons pas, Messieurs!

Oh, pas parce qu'il faut soutenir M. Assad. Non. Juste parce que l'alternative à M. Assad n'est guère plus réjouissante. Pensez un coup plus loin. Voyez la Libye. L'après-Khadafi n'a rien d'un printemps démocratique. A propos, bon nombre des armes des insurgés du Nord Mali sont celles que nous avons livrées aux opposants libyens.

A qui nous, Français, voulons-nous plaire en nous engageant aux côtés de l'Oncle Sam? A l'Arabie Saoudite? Au Qatar? A Israël?  A quel billard à trois bandes prétendons-nou jouer?

Et avec qui allons nous nous fâcher? La Russie? Le reste du monde arabe? L'Iran? 

Défendons-nous des principes? Ou des mouvements extrémistes? Pourquoi n'aidons-nous pas plutôt nos vrais amis des pays du Maghreb, par exemple, en nous déclarant plus nettement en faveur des mouvements vraiment démocratiques de ces pays, plutôt que de faire la cour à des gens qui nous méprisent?

Nos médias n'arrêtent pas de faire la fine bouche devant ceux qui luttent aujourd'hui contre des idéologies totalitaires. Ils aimeraient plus de mesure dans la réaction contre ceux qui n'en ont aucune, de mesure. C'est pathétique de mièvrerie.

Et nous n'appliquons même plus en France les préceptes de notre sacro-sainte laïcité.

Passe encore que notre puissance militaire ne nous permette plus d'intervenir que ponctuellement dans quelques déserts ou face à des soldats de fortune, c'est notre faiblesse sur le chapitre de la morale qui m'inquiète le plus.

Excusez cet épanchement, mais si la France "y va", je préfère faire savoir qu'elle y va sans mon accord. C'est mon droit de citoyen.

Vu d'ailleurs, une fois ôté le voile de l'électoralisme, de la politique politicienne, c'est encore plus clair: nous n'avons rien à faire là-bas.

Et le vin, dans tout ça? On en reparle demain, si vous voulez bien.

21:48 Écrit par Hervé Lalau | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

Vieux Magon 2005... et l'avenir de la Tunisie

En Tunisie, le mot "Magon" désigne non seulement un agronome carthaginois, père de la viticulture locale (voire mondiale), mais tout bonnement un beau vin rouge. Pas un restaurant à Tunis, à Hammamet ou Djerba qui n'en ait a sa carte.
Le Vieux Magon, lui, désigne un vin plus ambitieux, élevé 12 mois en fût de chêne français.
Un vin qui, dans son millésime 2005, délivre encore énormément de fraîcheur. Il assemble syrah, merlot et deux plaisirs: le fruité (pruneau, mûre) et la structure.
 

Plus d'info: Les Vignerons de Carthage


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PS. Au moment où j'écris ces lignes, un voile semble près de déchirer en sur Tunisie. Les jours qui viennent seront décisifs pour la construction d'une vraie démocratie. Je me permets donc de lever mon verre de Vieux Magon à la santé de ce beau pays ami.

A nous d'aider nos amis, ceux qui partagent nos valeurs de tolérance.

Et les autres? Dégage!

10:10 Écrit par Hervé Lalau dans Tunisie | Tags : tunisie, magon | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |