15 août 2013

Wine Blogger: un vrai métier?

D'après une étude de la Wine Bloggers Conference, qui vient de se tenir au Canada, 30% des blogs de vins sont rémunérés et 4% gagnent plus de 4 000 $ par mois.

Primo, je me demande où ils trouvent ces revenus.

Secundo, je me demande si c'est vraiment l'esprit d'un blog.

Autant je trouverais normal que les lecteurs paient un petit quelque chose pour accéder à l'information (mais ne rêvons pas, la gratuité s'impose de plus en plus sur internet), autant je crois que le financement par des producteurs pose le problème de l'indépendance.

Moi qui pratique le blog à titre d'activité annexe et gratis pro deo, j'aimerai bien connaître le secret de mes estimés collègues.

Je me demande aussi s'il ne conviendrait pas d'indiquer plus clairement quels sont les blogs qui sont payés par des sponsors (et lesquels), et quels blogs ne le sont pas.

Un label "blog indépendant", peut-être? Ou "non-profit"?

Qu'en pensez-vous?

 

00:10 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (11) | | | |

Commentaires

Pour ma part je suis prêt à payer annuellement une somme modique pour autant que le blog m'apporte de bons tuyaux. Je ne paierai pas pour lire que le dernier millésime de "Latour", "yquem" etc est fantastatique. J'm'en fous je ne sais pas me les payer. Par contre que tel vin à moins de 20 EUR est génial et qu'il bat des grands crus à l'aveugle, ça m'intéresse. Et si en plus on me donne la liste des cavistes du coin qui le propose, alors oui je suis prêt à payer. Le blogueur/journaliste aura fait du vrai boulot à valeur ajoutée et cela mérite un salaire.
Voyez l'exemple du Wine Dr qui à la base était gratuit et qui est devenu payant il y a un an. Le gars est indépendant dans ses jugements et il publie des infos intéressantes sur Bordeaux et la Loire. J'estime l'info de qualité donc je m'abonne.

Écrit par : David | 15 août 2013

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David, chez les « bons » cavistes, on peut régulièrement déguster les vins. Ou alors, on peut leur demander un avis, gratuit. Certains dégustent les vins qu’ils achètent, je t’assure. Je ne parle pas des franchisés de Nicolas ou autres, eux, ils rangent le contenu des palettes panachées qu’on leur adresse depuis l’entrepôt.
Il serait aisé, pour ceux que cela intéresse, de publier une base de données, gratuite, de TOUS les vins référencés. Il suffirait que les cavistes la mettent à jour eux-même, spontanément. Il y va de leur intérêt. Et les consommateurs y auraient accès gratuitement, 24/24, avec une recherche sur mot-clé. On peut omettre le prix de vente, si cela fausse leur notion de « concurrence ».
Je n’aime pas l’idée de devoir payer pour obtenir une information surtout dans la sphère du consumérisme. Bien sûr, et tu y fais allusion, l’info « gratuite » est sujette à toutes les manipulations. « Google » en est un bon exemple, qui te fournit d’abord 80 sites commerciaux vendant des dicos alors que tu cherches simplement le ... prénom de M. Larousse !
“Video killed the radio star”; ça, c’étaient les Buggles. La télé couleur a fait disparaître le N/B. Et l’internet a tué le journaliste papier, lentement mais sûrement. Hervé en sait malheureusement quelque chose.
Note que l’agro-alimentaire viti-vinicole et son souteneur, la GD, sont en train de tuer le vigneron-artisan et son allié naturel (mais parfois aussi ennemi économique), le bon caviste.

Écrit par : Luc Charlier | 15 août 2013

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Je pense que le modèle économique dd l'information gratuite est un leurre. Soit il est écrit par un journaliste qui en fait une carte de visite, un book pour gagner d'autres mandats. Soit il est écrit pas un passionné, mais vient la question de combien de temps dure la passion. Je dirais deux ans au maximum, après le temps pris par les dégustations, la rédaction et les visites de vignobles empiète sur la familles, le travail et les autres activités. Seule réponse possible, la monétisation du contenu qui permet de baisser le temps travail ou de compenser par de l'argent le temps retiré aux proches.
Les journaux ont essayé l'information gratuite. Cela a été un flop et ceux qui ne sont pas inondés de publicité sont devenus payants, je ne vois pas pourquoi ce serait différents pour les blogs.

Écrit par : Alexandre Truffer | 15 août 2013

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Piste de réflexion bien entendu intéressante. Mais elle me fait penser au Sonnenuhr (de Wehlen ou d’ailleurs) : on peut y voir midi à sa porte. L’heure ne sonne pas, elle s’inscrit sur le cadran ...

Écrit par : Luc Charlier | 15 août 2013

Je pense que le modèle économique dd l'information gratuite est un leurre. Soit il est écrit par un journaliste qui en fait une carte de visite, un book pour gagner d'autres mandats. Soit il est écrit pas un passionné, mais vient la question de combien de temps dure la passion. Je dirais deux ans au maximum, après le temps pris par les dégustations, la rédaction et les visites de vignobles empiète sur la familles, le travail et les autres activités. Seule réponse possible, la monétisation du contenu qui permet de baisser le temps travail ou de compenser par de l'argent le temps retiré aux proches.
Les journaux ont essayé l'information gratuite. Cela a été un flop et ceux qui ne sont pas inondés de publicité sont devenus payants, je ne vois pas pourquoi ce serait différents pour les blogs.

Écrit par : Alexandre Truffer | 15 août 2013

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Luc,
You made my day! J'avais un an à l'époque mais j'ai retrouvé le 45 tours chez mes parents:

http://www.youtube.com/watch?v=EtrWAbk5FVs

Concernant la base de donnée des vins référencés: wine searcher? Je l'utilise de temps en temps pour retrouver des cavistes distribuant les vins dont j'ai envie. Et cette envie elle vient souvent en lisant des magazines spécialisés (in vino et the world of fine wine) ou des blogs.
Le blog me semble un bon outil pour se faire connaître pour les petits vignerons artisans. Je me doute que cela prend beaucoup de temps mais si c'est bien tenu, cela éveille la curiosité des amateurs. Le tout à moindre frais.

Écrit par : David | 16 août 2013

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Bogueur depuis 4 ans, voilà ma réponse perso à la question posée par Hervé...
1. Je ne touche aucun rond de carotte de mon activité de blogueur!!!
2. Mon blog est 100% Passion, 100% Hobby, destiné à l'information..une sorte de "tasting note book" tout simplement...
3.La grande majorité des vins sur lesquels j'émets un avis ont été monnayés de ma propre poche....pas question de supplier un viticulteur pour qu'il me remette un échantillon!!
J'accepte toutefois des échantillons pour autant que la qualité du viticulteur soit reconnue, soit par ma propre dégustation au domaine ou en foire, soit reconnue dans la littérature spécialisée et dans ce cas, j'accepte volontiers de rédiger un article sur son domaine!

Conclusion: Pour reprendre une chanson populaire au 30 juin 1960...."INDEPENDANCE CHA CHA"...!!!!(seuls les belges comprendront...sic)

Écrit par : Gosselin Jean-Noêl | 18 août 2013

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Ouh la la !


Un blogueur qui « accepte » de pondre trois lignes sur un domaine, Mister Gosselin. Quel honneur ! Et des lecteurs qui, eux, condescendent à le lire. Avant que Françoise Sagan ne fût devenue une célébrité triste, fantasque, désabusée et néanmoins imbue d’elle-même, elle était surtout une illustre inconnue. Ce sont les lecteurs qui « font » l’écrivain(e), pas l’inverse.
Et ce sont les bonnes quilles qui inspirent les bons papiers. Enfin, si la multiplication des messages positifs améliore la notoriété – c’est indéniable – jamais une ligne de caractères n’a fait vendre une seule bouteille : tous les marchands de vin vous le diront.
Quant à nous, jamais on ne nous « supplie » pour recevoir une bouteille. Souvent, spontanément, j’en présente. Mais j’ai du mal à assumer les frais de port – pas par pingrerie mais à cause du dénuement.
Trêve de plaisanterie, les blogueurs sont prétentieux. Ce media, auquel j’adhère totalement, a donné une autre dimension à la liberté d’expression. Mais il n’a pas favorisé l’humilité : que de Proust, que de Kipling, que de Schiller, que de Pirandello à présent !

Écrit par : Luc Charlier | 19 août 2013

« Par ma foi ! il y a plus de quatre ans que je dis de la prose viticole prétentieuse sans que j'en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m'avoir appris cela. »..."Le blogueur gentilhomme"

Écrit par : Gosselin Jean-Noêl | 20 août 2013

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Acte II, Scène 4

M. Jourselain : - Je vous en prie. Au reste il faut que je vous fasse une confidence. Je suis amoureux d'un liquide de grande qualité, et je souhaiterais que vous m'aidassiez à écrire à son sujet un petit billet que je veux laisser paraître sur la toile. Mais je ne veux ni Clos ni verre.
Maître de versi/vinification : - Ma foi, Monsieur, il n'y a pour s'imbiber que les Clos, dans des verres ...

Écrit par : Luc Charlier | 20 août 2013

Sans mentir, si votre vinage se rapporte à votre language, nul doute que vous êtes, Mr le Luc-orbeau, le Phénix des viticulteurs du Roussillon.
N'hésitez pas à ouvrir votre large bec et laisser tomber quelques gouttes de votre breuvage car il faudrait que je le goûtasse votre liquide pour que j'acquiesce qu'il est bien comme vous dîtes de grande qualité avant que je ne pondasse de ma plus belle plume d'oie sur mon plus beau parchemin 3 lignes de prose flatteuse à la gloire de Coume Majou...

Écrit par : Gosselin Jean-Noêl | 20 août 2013

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