11 août 2013

Oh, la vilaine rapporteure!

Rien à voir avec le vin, juste une digression sémantique.

Je ne comprends décidément pas grand chose à la féminisation des noms de fonctions.

Passe encore que des gouverneures se greffent un "e", ce qui ne change rien à la sonorité du mot. Même si à l'oeil, cela ne me plaît guère.

Mais je découvre aujourd'hui le terme de rapporteure. Pourquoi pas rapporteuse? Le mot existe et s'il garde une vilaine connotation scolaire, le masculin aussi...

Si encore nos ami(e)s féministes faisaient preuve de cohérence! Mais certaines directrices, administratrices ou présidentes souhaitent garder le titre de directeur, d'administrateur ou de président.

Le langage en dit beaucoup sur les moeurs d'une époque: la nôtre est décidemment moderne, comme disait Desproges. Les Français n'ont jamais été aussi encadrés - code du travail, code des impôts, normes environnementales, CRS maîtres-nageurs, vidéosurveillance, mais personne n'ose  plus appeler un chat un chat; et une chatte, une chatte.

En ce qui me concerne, je n'ai aucune prétention à faire moderne, aussi ne lira-t-on jamais ici le mot "auteure", ni d'autres du même acabit.

Je prône l'égalité des sexes. Filles et garçons devraient avoir le même accès à tous les métiers (une vigneron vaut bien un vigneron, par exemple), et la même rémunération. Mais je refuse le bordel lexical.

11:37 Écrit par Hervé Lalau dans Pour rire | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

Commentaires

Virilité, égalité, rigidité

Tu as raison, Hervé, à propos de l’égalité des sexes. J’en parle souvent avec Rocco. On va organiser un transfert.

Écrit par : Luc Charlier | 12 août 2013

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