13 août 2013

A propos du guide Hachette

N'y-a-t'il pas un peu d'hypocrisie (juste un déci) de la part du Guide Hachette, à lister des vins suisses et luxembourgeois, alors que ces vins sont introuvables en France? La francophonie a bon dos...

Pour intéressantes quelles soient, les pages consacrées à ces deux origines sont totalement inutiles pour le commun des Français (je mets de coté les exilés fiscaux, qui ne sont pas encore assez nombreux). Restent les vacanciers, bien sûr, mais combien êtes-vous à passer l'été à Echternach ou à Remich?

Alors, pourquoi pas trois guides séparés?

01:02 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, Luxembourg, Suisse | Lien permanent | Commentaires (6) | | | |

Commentaires

Echternach


L'intérêt pour les buveurs, dans cette ville, réside dans le fait qu'on avale trois gorgées, puis on en régurgite deux, avant de recommencer. On peut ainsi boire plus longtemps pour la même alccolémie et, surtout, augmenter la rétro-olfaction !

Écrit par : Luc Charlier | 13 août 2013

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Tu oublies une choses Hervé, c'est que le guide Hachette est aussi vendu en Suisse. C'est pour ces lecteurs là qu'il y a des vins suisses dans le guide. J'imagine qu'il est aussi vendu en Belgique, d'où les vins luxembourgeois.
Ce qui est plus sujet à caution, c'est que la sélection du guide Hachette est faite par les offices de promotion qui mandatent quelqu'un pour rédiger les commentaires des vins sélectionnés. Je ne sais pas si pour les vins français c'est la même chose ou s'il y a tout de même un ou des critiques indépendants qui sélectionnent et goûtent les vins, mais pour les suisses c'est de la pure communication.

Écrit par : Alexandre Truffer | 13 août 2013

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Tu soulèves un point important.
En France, les dégustations se font dans chaque région, et je ne connais pas le degré d'indépendance des dégustateurs.
Il semble quand même qu'ils font du bon boulot.
Mais j'ajouterai que si ce sont les Belges (francophones) qu'on vise, il devrait alors aussi y avoir des dégustateurs belges pour tenir compte de leur goût!

Écrit par : Hervé Lalau | 13 août 2013

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Alors, t’hachettes ?

Il m’est arrivé de participer aux jurys du guide Hachette. Cela se passe à l’aveugle et dans le calme, sans précipitation. Dans les P.O, c’est la structure de l’INAO qui convoque les jurys, organise les tables et désigne les rédacteurs, en mouillant le maillot.
La dernière fois, il y a quelques semaines, j’ai hérité des ... muscats secs, dont je ne raffole pas, hélas. Il y avait à ma table le directeur de l’INAO local, M. Palloc, très compétent, et une de ses collaboratrices. Nous avons fait le point sereinement et étions d’ailleurs d’accord sur à peu près tous les commentaires.
« By and large », je consulte le guide depuis plus de 25 ans moi-même et avoue ne pas avoir relevé de grandes anomalies ni de surprises de taille. On peut simplement leur reprocher de n’avoir retenu aucun des vins d’un excellent petit domaine situé à Corneilla de la Rivière en 2007, millésime très réussi pourtant. Mais nul n’est infaillible.

Écrit par : Luc Charlier | 13 août 2013

En fait les vins présentés sont ceux distingués dans les sélections régionales, donc la qualité est en général au rendez-vous.
C'est juste que si l'on achète un guide, on imagine que des critiques ont un peu mouillé le maillot pour aller trouver des nouveautés et non que c'est une compilation de vins dégustés par différents autres concours.
Mais depuis que j'ai discuté avec quelqu'un qui avait passé pas mal de temps dans l'édition, je me rends compte que je suis un peu naïf...

Écrit par : Alexandre Truffer | 13 août 2013

Il ne faut attendre des guides que ce ce qu’ils peuvent donner.
Hachette se contente de déguster des bouteilles fournies aux interpros en général, sur la base du volontariat, par les vignerons. Mais tout le monde est invité à le faire, en toute transparence. L’éditeur ne perçoit aucun « fee » pour cela, à l’inverse de la plupart des autres organisations. Il ne vend aucun encart publicitaire et ne vous réclame rien. Tout au plus peut-on acheter la petite plaquette émaillée ou des colerettes publicitaires, en cas de sélection. Leur prix est raisonnable et on n’y est pas obligé. Aucune relance. Manquent généralement à l’appel les GROSSES vedettes, qui n’ont plus rien à gagner d’une sélection supplémentaire mais beaucoup à perdre en cas de non-sélection. Bien souvent, ces domaines ont été retenus très souvent par le passé. Je suis donc un défenseur du Guide Hachette.
A contrario, les guides de M. Machin, ou Mme Schmilbrol, vous réclament une forte somme pour participer, et vous assomment de relances pour acheter de la pub en cas de sélection. Le copinage y est la règle et seul le goût personnel (ou la vénalité) des auteurs servent de critère.
Enfin, le pompon revient aux « concours », mais je me suis déjà étendu là-dessus. Les jounalistes les aiment bien car cela leur donne de l’importance, des déplacments gratos et même parfois de petits cachetons pour les plus reconnus d’entre eux. On est bien peu de choses.
Il y a bien longtemps, j’avais pondu pour IVV un long papier sur l’appellation Bandol, que je connais bien, mieux que quiconque à l’époque, oserais-je dire sans fausse modestie. C’était le fruit d’années de visites et de dégustations. Je crois que les lecteurs y trouvaient un aperçu honnête de l’état des lieux. Mais y manquaient certainement quelques propriétés pour lesquelles je n’avais pas d’atomes crochus, ou qui me déplaisaient personnellement. En plus, ce genre de journalisme est IMPAYABLE actuellement (et moi je le faisais gratuitement, pour le plaisir). Je crains que ce soit la seule alternative valable à un guide qui ratisse large.
Au début, le « Rouge et le Blanc » publait souvent des dossiers comme cela.

Écrit par : Luc Charlier | 13 août 2013

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