23 juillet 2013

Vous êtes vin ou Cola? Je ne peux pas avoir les deux?

Pourquoi choisir quand Hausmann Famille (Châteaux en Bordeaux) vous permet de boire du vin aromatisé au goût de cola?

La gamme s'appelle Rouge Sucette, les produits titrent 9 degrés et le prix tourne autour de 3 euros.

Pas vraiment ma tasse de thé, mais si ça peut permettre d'écouler plus facilement quelques hectos de pinard qui n'auraient pas leur place dans la famille des vrais vins, qui suis-je pour décourager cet apurement des stocks?

On arrête pas le progrès.

00:12 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

Commentaires

Ce qui serait intéressant de connaître est
l'origine des vins aromatisés, sont ce des productions élaborées dès l'origine pour être employées à cela(avec un cahier des charges spécifique), ou plutôt du tout venant acheté via des courtiers (quels stocks seraient alors apurés) ?
Et quelle origine géographique, de quels cépages ?
Quel procédé utilisé pour l'arômatisation ? Vu le prix de vente assez bas, quel modèle économique ?

Écrit par : Regain | 23 juillet 2013

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On enfonce le clou

Le rôle des gouvernants, enfin, un de leurs rôles, est de maintenir l’emploi. En ce sens, « écouler des volumes de vin » permet peut-être à court terme de maintenir en activité des gens qui produisent des « volumes » de vin. Les vieux staliniens de Maury qui lisent mes propos sur ce blog vont encore monter au créneau pour me lyncher si je ne précise pas que je suis évidemment aussi attaché au maintien de l’emploi, en général.
Mais quel emploi et quels gens ? Beaucoup d’agriculteurs, et pas seulement des vignerons – mais les cellules du PC dans les régions viticoles se foutent pas mal des camarades des autres branches d’activité, il n’y a que leur corporatisme minable qui les intérese, pour les votes aux municipales – ne gagnent qu’une misère, pour un travail long et pénible, utilisant en plus des produits toxiques. Ils préfèreraient mille fois faire autre chose. Mais voilà, « autre chose » n’existe souvent pas dans les régions viticoles. Et comme les agriculteurs sont souvent fils et filles d’agriculteurs, ils ont le culte du travail, le souci de maintenir le patrimoine familial intact et aussi leur fierté. Ils ne souhaitent pas devenir des assistés. Donc, pour eux, pas de RSA, pas d’émigration : ils restent sur la propriété ... par défaut.
Ce qu’il faut faire – comment, je n’en sais rien, je ne suis pas un « dirigeant » - c’est diversifier l’offre de l’emploi en région rurale. Voilà à quoi doivent servir les fonds publics, et non à soutenir des structures – grandes ou petites, qu’on ne me fasse pas une fois encore un faux procès – qui font des pertes depuis 30 ans et sont appelées à en faire de plus en plus.

Écrit par : Luc Charlier | 23 juillet 2013

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Cela doit avoir un goût assez particuliers... Mais ce n'est pas pour autant que ce n'est pas une bonne idée, il peut être bien de voir de nouvelles dérive dans le domaine de la viticulture.
Merci pour cet article.

Écrit par : Domaine Chanzy russe | 24 juillet 2013

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