05 août 2013

Dans la famille Gonet, je demande Michel

Dans la famille Gonet, je connaissais jusqu'à présent Xavier, le mari de Julie Médeville.

La semaine dernière, j'ai fait la connaissance d'une autre membre de la famille, Michel Gonet. Enfin, de ses vins.

Lui aussi a un pied en Champagne (à Avize) et un autre à Bordeaux (au Château Lesparre, à Beychac).

J'ai dégusté des deux. Voici mes coups de coeur.

Champagne Michel Gonet Blanc de Blanc Grand Cru Millésimé 2002

Que dire de ce type de vin? De ce type de Champagne. A ceux qui détestent les chardonnays sur l'aigreur, je dis, il y a un autre monde: celui que nous offre ce vin là; beaucoup de complexité au nez (poire mûre, coing, amandes, miel d'acacia) et une belle ampleur en bouche. Et quelle longueur! Joli retour des fruits secs (noisettes) en finale.

A titre personnel, je pense que le Champagne n'a d'intérêt que lorsque qu'il exprime autre chose que le cépage, l'acidité, l'effervescence. C'est le cas ici - on en mangerait, de ce vin.

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Photo H. Lalau (c)

Pessac-Léognan Château d'Eck 2010

Voila un merlot-cabernet qui ne vous gave pas de tannins ni de poivron pas mûr, au moins. Avec un nom comme ça, qui fleure bon la Germanie; et avec un château comme ça, à l'architecture très médiévale, on s'attend à une certaine sévérité, voire un côté... anguleux. Et bien non! C'est construit, certes, mais c'est vif, le fruité apporte une touche de jeunesse; la bouche est structurée mais gourmande, riche. Les tannins sont magnifiques, enrobés. Le genre de vin qui vous fait dire qu'il y a une vie au delà des quelques grands crus hyper-médiatisés qui font le marché des collectionneurs et des investisseurs: bordel (si vous me passez cette expression triviale et désuette), ici, il y a de la chair, de la vie, ce n'est pas la peau de chagrin. Bon, je ne l'ai pas bu à l'aveugle, mais vu que je ne connaissais pas la propriété, et que je ne suis pas si souvent dans la région, c'est presque pareil.

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Photo H. Lalau (c)

 

Des Graves comme ça, des Bordeaux comme ça, j'en redemande.

Alors chapeau, Monsieur Gonet, pour ces deux vins qui conjuguent puissance et finesse, où l'opulence n'exclue pas l'élégance. Les qualités qu'on attend d'un vin français - et même, de l'esprit français; mais qui font trop souvent défaut à l'un comme à l'autre, aujourd'hui.

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, Champagne, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

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