30 juillet 2013

Cahors Pigmentum 2011, Georges Vigouroux

La Maison Georges Vigouroux possède des domaines de prestige à Cahors comme le Château de Mercuès. Mais c’est surtout un négociant important de la place. C’est dans cette capacité qu’il propose une ligne de produits originale, baptisée Pigmentum (la «chose qui colore»). Celle-ci se décline en un Cahors (celui  sélectionné ici), mais aussi en un Buzet, en VP du Lot rosé, et en Côtes de Gascogne blanc. Avec, à chaque fois, la volonté de mettre en avant les cépages locaux du Sud-Ouest.

pigmentum-malbec.jpg

Pour le Cahors, c’est bien évidemment le Malbec, traité ici en élevage long (entre 18 et 24 mois selon les années).

Nez éclatant de fruit noir et de fruit à noyau, belle structure en bouche, des tannins bien enrobés, beaucoup de gourmandise ; la finale est un peu sauvage, entre gibier et pruneau. Bref, ce 100% Malbec est tout sauf austère. Ni étriqué. Il a la générosité et la faconde du Méridional, avec l’accent rocailleux du Quercy. On n’attend plus que le magret pommes sarladaises… Ou à défaut, le saucisson.

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans France, Sud-Ouest | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |

Commentaires

Hervé,

ce Pigmentum est-il toujours pourvu de son bouchon plastique orange ?

Écrit par : laurentp | 30 juillet 2013

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Bien sûr, le Pigmentum Malbec a toujours son bouchon orange.
Comme d'ailleurs toutes les autres bouteilles Pigmentum qui ont un bouchon assorti à leur étiquette ;-)

Écrit par : Maison Georges Vigouroux | 30 juillet 2013

J'avoue mon ignorance, ce n'est pas moi qui ai ouvert la bouteille.

Écrit par : Hervé Lalau | 30 juillet 2013

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Le producteur répond finement – croit-il – « orange » mais passe sur « plastique ».
J’applaudis évidemment à l’abandon du liège, source prodigieuse de déviations aromatiques et de bouteilles couleuses, mais j’aurais aimé que cette grande maison professionnelle passe à la capsule à vis, tant qu’à faire. Contrairement à la légende tenace, franco-française et autoproclamée, seule une très petite partie du public y est opposée. Et les amateurs qui n’hésitent pas à choisir un 100 % côt – j’adore ces vins aussi – sont probablement ceux qui accepteront très bien une obturation techniquement parfaite et écologiquement défendable (l’aluminium se recycle parfaitement et à faible coût).
L’autre jour – ce n’était pas un pigmentum – un jeune sommelier a cassé devant moi la mèche de son tire-bouchon ... dans un bouchon en plastique qui avait durci ! En outre, beaucoup de ces polymères ne résistent pas longtemps aux solvants organiques ... comme l’alcool et les acides gras !
Moi, le côté « fun » des couleurs me plaît, mais on peut aussi bien choisir des capsules colorées . Enfin, c’est juste un avis. Qu’en pense Laurent ?

Écrit par : Luc Charlier | 30 juillet 2013

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J'apprécie beaucoup les capsules à vis (sont-elles en fer blanc ou aluminium ?) Luc, maintenant pourquoi pas un peu de couleur ?

Il est vrai que ce système ralenti de beaucoup l'évolution des vins qui restent jeunes très longtemps et ont besoin d'air (carafage) pour se révéler tant ils peuvent paraître bloqués.

Écrit par : laurentp | 07 août 2013

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