06 juillet 2013

Une côte de première catégorie: Côte Rôtie

Pardonnez l'allégorie cycliste - je n'ai pourtant rien d'un passionné de la pédale.

Mais ce jeudi, In Vino Veritas consacrait une session de dégustation à l'AOC Côte-Rôtie, qui nous a emmené au sommet.

J'y étais, et je peux témoigner: c'était une des plus belles séries de vins auxquels j'ai eu le plaisir de goûter...

27 vins de Côte Rôtie, dans les millésimes 2010 et 2011. Rien à jeter. Rien qui vous donne vraiment envie de cracher - ou si peu.

 

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Photo: Karen

Bon, d'accord, un ou deux vins un peu trop boisés qui se la jouent grands crus du Bordelais - quelle erreur quand on a la chance d'être une syrah du Nord du Rhône! Mais rien de rédhibitoire.

Mes notes ne dont jamais descendues en dessous de 11/20 elles sont montées jusqu'à 16/20. Et encore, j'ai l'impression d'avoir été trop sévère, parfois.

Une fois les étiquettes dévoilées (car nous dégustons toujours à l'aveugle) j'ai aussi noté que les négociants, grands ou petits (Ogier, Chapoutier, Vidal-Fleury, Paul Jaboulet, Saint Cosme...) s'en sortaient très bien. Ils placent à peu près autant de bouteilles parmi nos sélectionnés que les caves particulières. C'est la marque d'un bon niveau de qualité d'ensemble. Parmi les caves particulières, à titre personnel, j'épingle Gérin, Cuilleron, Villard, Vernay et Patrick Bonnefond. Pardon pour ceux dont nous n'avons pas reçu d'échantillons; dans ce genre d'affaires, les absents ont toujours tort...

En moyenne, j'ai été très agréablement surpris par la qualité du fruit - expressif, griotte, fraise, framboise, mais jamais trop mur, jamais vulgaire. Sa fraîcheur, un petit côté acidulé, qui donne du punch et de la longueur au vin. La texture, aussi, des tannins suaves, ni trop verts ni trop rêches.

Je connais mal cette appellation. Mais j'ai l'impression qu'elle est faite pour moi!

Grosso modo, mes collègues et amis d'IVV partageaient mon enthousiasme. Et encore faudrait-il sans doute laisser  du temps à certains vins taillés pour la garde, plus fermés que les autres actuellement.

Sur la Côte Rôtie, les vignes escarpées montent à l'assaut du ciel. Jeudi, mes papilles aussi...

Maintenant, à vous de découvrir ou de redécouvrir cette appellation dont le prestige, pour une fois, ne me semble pas usurpé. A vous de vous faire votre avis!

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans France, Rhône | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

Commentaires

Il faut être un héros pour travailer sur ces pentes, comme aux bords escarpés de la Moselle, dans le Douro, à Cornas, à Banyuls et Collioure ... Si on se donne cette peine, la moindre des choses est que les vins soient grands. Et alors, miam.

Écrit par : Luc Charlier | 06 juillet 2013

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A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire mais ici la gloire est durement acquise.

Écrit par : verita | 07 juillet 2013

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C'est vrai qu'on ne verra pas n'importe qui travailler sur un terrain autant en pente!
J'espère que le courage des vignerons et leur travail s'en ressent sur le goût des vins!
Merci pour l'article!

Écrit par : Domaine Chanzy | 08 juillet 2013

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