30 juin 2013

La Belgique toujours pas prioritaire pour les vins Portugais

Les plans stratégiques de Vini Portugal pour 2013 listent 3 zones d'efforts en Europe: les pays scandinaves, le Royaume Uni et l'Allemagne.

On n'y trouve donc pas la Belgique - toujours pas, pourrait-on dire (je ne crois pas qu'elle y ait jamais figuré).

Pourtant, c'est bien en Belgique que l'on trouve les plus gros consommateurs de Porto par tête d'habitant, et c'est bien là aussi que certains distributeurs et importateurs ont beaucoup oeuvré pour faire connaître les vins portugais.

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Mais à quoi bon, en définitive, si les producteurs eux-mêmes se croient pas dans le potentiel de ce marché?

17:49 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Portugal | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

Commentaires

Quelques remarques en vrac, Hervé.
(i) Tant qu’il y avait l’ICEP et des personnes (femmes !) dynamiques en son sein, notre pays disposait d’une place privilégiée. Avec la disparition, totale ou en qualité – je ne sais pas – de cette structure, cet avantage s’est envolé.
(ii) De « gros » acteurs sont très bien implantés chez nous (Sandeman, le groupe de Vranken, la maison Niepoort, Symington) pour des raisons historiques, et ne pourront pas faire beaucoup mieux, quoiqu’il arrive.
(iii) Notre consommation de Porto concerne surtout le bas de gamme.
(iv) La diaspora portugaise est très peu importante (il y a autant de ressortissants au GDL que chez nous, à peu de choses près).
(v) Les Belges sont peu réceptifs aux vins « d’ailleurs », même si cela change doucement.
(vi) Il existe dans notre pays près de 3.000 enseignes qui vendent du vin et cet éclatement les rend très difficiles à contacter de manière efficace. J’en sais qqchose moi-même.
(vii) Ce milieu-là est extrêmement « frileux » pour l’instant, et certains disparaissent, volontairement ou par obligation, devant la crise viticole.
(viii) Nous ne sommes que 10 M d’hab, dont 1 M de musulmans qui ne boivent officiellement pas d’alcool.
(ix) Notre restauration ne fait toujours pas une place énorme aux vins « étrangers ».
(x) Les Portugais ne sont toujours pas « fortiches » en suivi marketing et peu constants dans l’effort commercial. Ils ont d’autres qualités.
(xi) Les bouteilles couvertes de poils n’ont pas de succès chez nous. On observe la même chose avec la paille ou le rafia autour des flasques de Chianti ! (Lol)

Écrit par : Luc Charlier | 30 juin 2013

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Tu as raison, il y a bien des facteurs. Mais quand même, privilégier les monopoles scandinaves (où l'on vend surtout du bas de gamme) par rapport à la Belgique, c'est pour le moins curieux.

Écrit par : Hervé Lalau | 30 juin 2013

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