21 juin 2013

Drinks Business habille Bordeaux pour l'hiver

"Manipulation d'échantillons", "loi du silence", "tricherie", "menteurs", "omertà", Drinks Business y va fort à propos du microcosme bordelais, notamment à l'occasion des Primeurs. Et le pire, c'est que ce sont des Bordelais qui le disent!

C'est à lire ICI

Mais pas dans les pages des magazines spécialisés qui font à nouveau leur fond de commerce des Primeurs, ce mois-ci.

Que cela ne vous dégoûte pas de déguster de bons Bordeaux (il y en a), plutôt que d'essayer de faire des affaires...

00:06 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |

Commentaires

"Drink business" enfonce les portes ouvertes. Les échantillons de primeur, tout comme certains pianos utilisés en musique contemporaine, sont "préparés". Il y a eu (il y a encore ?) des tonneaux au goût de tel ou tel dégustateur (Bettane, Parker, etc.) afin que le celui-ci retrouve son vin au fil des ans. Personne n'est dupe d'une manipulation que les propriétaires justifient par des considérations commerciales. La vérité et le commerce entretiennent des rapports assez distants. Une seule solution : goûter des vins élevés, embouteillés.

Écrit par : Alain Leygnier | 21 juin 2013

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En fait, les bordelais pourraient aller encore plus loin et proposer à la vente en primeur ses tirages limités, préparés spécialement pour ces divinités vivantes que sont Parker-Bettane and Co. Les prix seraient encore plus stratosphériques pour ces "têtes de cuvée". Utopie, vous croyez? Pas tant que cela, rappelez-vous au début du XXème siècle, on trouvait bien des Chamagnes goût "américain", "russe" ou "anglais". Le vin "customisé" c'est peut-être l'avenir des Crus Classés au Patrimoine de l'Humanité.

Écrit par : Marc Ledan | 24 juin 2013

Sans doute, Alain, mais si tu lis les jolis magazines de l'actualité heureuse du vin, tu n'en vois pas la trace. C'est pour ça qu'une petite piqure de rappel ne fait pas de mal...

Écrit par : Hervé Lalau | 21 juin 2013

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Il y a là quand même une sacrée flexibilité des honnêtetés diverses : producteurs, journalistes, négociants, cavistes, etc.

Tout le monde le sait… mais tout le monde s'en fout, ou presque !

Alain a mille fois raison. On est dans un monde où le mot "vérité" n'a pas grand sens. La manipulation est permanente, les grands noms sachant bien qu'il faut savoir flatter la critique importante, celle qui risque de faire bouger les stocks. Et pourtant, en même temps, ils sont capables de produire des vins inouïs, des crus de référence qui marqueront leur temps. C'est ce magma de belles choses et de turpitudes qui fait que ça continue vaille que vaille.
Il viendra un jour, j'en suis certain, où quelqu'un mettra alors ses grands pieds dans le plat pour remettre certaines pendules à l'heure. Souvenons nous de Renvoisé… quoique… qu'a t'il fondamentalement changé dans les mauvaises habitudes des vignerons ?
Une solution ? Ne plus traiter le vin comme quelque chose d'extraordinaire. Revenir au basique : une boisson où l'alcool peut offrir quelques légèretés de l'être, ce qui n'est pas si mal et probablement suffisant à une honnête notoriété.

Écrit par : mauss | 21 juin 2013

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Oui, François, débarrasser le produit de ses paillettes, en revenir au contenu.
Et cependant, ne pas en faire une simple boisson, garder l'élément culturel, le lieu, le savoir-faire, le goût qui s'acquiert...

Écrit par : Hervé Lalau | 21 juin 2013

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