17 juin 2013

Jaume Gramona, nouveau président de l'Institut del Cava

Jaume Gramona a été élu à la présidence du l'Institut del Cava lors de la dernière assemblée générale de l'association. Il obtient également un siège au Consejo Regulador de la DO.

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Parmi ses priorités, on trouve la hiérarchisation des zones de production au sein de l'appellation (qui rappelons-le, n'est pas limitée au seul Penedès ni à la seule Catalogne) et la revalorisation des prix du raisin.

Depuis deux ans environ, la DO Cava est confrontée à une hémorragie de producteurs de renom, mais aussi à la paupérisation des viticulteurs de base.

L'Institut del Cava représente 70 entreprises, réalisant environ 90% des ventes de Cava.

00:02 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |

Commentaires

Bonjour,

Pour quelles raisons y a-t-il hémorragie des producteurs de renom et paupérisation des viticulteurs de base ?

Philippe

Écrit par : Philippe B | 17 juin 2013

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La guerre des prix notamment à l'export atteint des niveaux insoutenables. Ces prix ne permettent plus de rémunérer les apporteurs. On trouve en Belgique facilement des Cavas à 5 euros. Parallèlement de grandes maison comme Raventos trouvent que ce discount est nuisible à l'image de la dénomination et ont préféré en sortir.

Écrit par : Hervé Lalau | 17 juin 2013

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Je m'en doutais un peu.

Ne pensez vous pas que tout cela soit la conséquence d'un ultralibéralisme qui ne profite finalement à personne, ni aux producteurs qui ne gagnent plus rien, ni aux consommateurs à qui l'on présente un produit de très basse qualité ?

Les vignobles productivistes du nouveau monde et d'ailleurs, qui sont cités par certains comme des exemples, sont en faillite. Le marché est tiré vers le bas au profit de quelques intermédiaires.

Nous verrons bientôt ce qui se passera avec nos IGT et nos sans IG. Dans cette attente, on ne peu pas reprocher à ceux qui cherchent à se protéger de le faire.

Philippe

Philippe

Écrit par : Philippe B | 17 juin 2013

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Le Cava est un mauvais exemple, il s'agit justement d'une Dénomination d'Origine, avec un Consejo Regulador, un syndicat d'appellation, une protection juridique. Pas vraiment un symptôme d'ultra-libéralisme...
Les protections auxquelles vous faites allusion, la DO Cava les a: le rendement est limité l'aire est limitée, on exige aussi un temps minimum sur lattes.
Mais la crise est profonde, en Espagne, elle dépasse de loin le vin, le Cava a dû miser sur l'export mais l'export ne monte pas jusqu'au ciel, et pas mal de producteurs sont endettés, ils déstockent à vil prix.
Nous connaissons ça aussi sous nos AOC. Demandez un peu aux vignerons du Bergeracois si les AOC leur ont toujours garanti un juste prix.

Parallèlement, en ce qui concerne les pays libéraux du nouveau monde, on ne peut pas généraliser: je constate que le secteur vin se porte bien au Chili, sans appellations. Par contre, la Nouvelle Zélande a eu pas mal de problèmes avec son sauvignon; elle en produisait trop. Mais elle est en train de réajuster son offre.
Mon opinion sur le vignoble européen est la suivante; il y a trop de vin sous AOC (plus de 50% de la production!), ce n'est pas tenable (nivellement par le bas) et ce n'est pas vendeur (trop de dispersion); il faudrait écrémer, que ceux qui ont besoin de rendement passent en IGP ou Vin de France, leurs vins ont une autre finalité, la boisson, le vin facile. Ils encombrent les AOC qui eux, devraient avoir des règles contraignantes pour obtenir une qualité qui puisse générer une valeur ajoutée, une rentabilité sur un plus petit volume.
Et même, mais là, je brise un tabou: tous les vignerons français n'ont peut-être pas les compétences pour survivre; (c'est comme pour les journalistes, d'ailleurs, aucune raison de m'exclure de cette exigence). Et il ne faut peut-être pas aller trop loin dans la solidarité, à savoir protéger des gens qui produisent des vins invendables.

Écrit par : Hervé Lalau | 17 juin 2013

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Intéressant votre discussion, c'est vrai que l'export de produits revient cher actuellement...
En tout cas, espérons que Jaume Gramona saura suivre ses priorités!
Merci pour l'information.

Écrit par : Domaine Chanzy | 02 juillet 2013

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