09 juin 2013

Ventes à la propriété (point com) et la RVF

On peut difficilement de pas entendre les pub du site www.ventealapropriete.com sur les radios, vue l'abondance des spots.

Et c'est efficace, puisque cela m'a amené à m'y intéresser. J'ai donc été surfer sur leur site.

Je voulais d'abord vérifier comment étaient sélectionnés les vins.

Sur ce chapître, j'ai été rassuré: le premier des trois sélectionneurs n'est autre qu'Olivier Poussier, qu'on ne présente plus; et que je respecte d'autant plus que je l'ai vu à l'oeuvre (notamment en Corse). Le deuxième est M. Martray, le sommelier de l'Albert Premier à Chamonix - un établissement que je ne fréquente guère, mais qui a bonne réputation; le benjamin de l'attelage est un jeune chroniqueur de la RVF, Alaric de Portal.

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De Portal, Martray, Poussier

Ma question est donc la suivante: Poussier et de Portal participant aux dégustations de la RVF, et en ce qui concerne le second, aux dégustations du guide de la RVF, comment font-ils pour ne pas mélanger les genres? Je veux dire, comment font-ils pour ne pas favoriser les vins qu'ils sélectionnent pour Ventes à la Propriété (point com) dans les sélections qu'ils font pour la RVF? D'autant que si j'en juge par la vidéo, les vins ne sont pas dégustés à l'aveugle chez Ventes à la Propriété.

Je ne fais pas de procès d'intention, je demande juste qu'on m'explique, sans parti pris.

00:46 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (10) | | | |

Commentaires

A un certain moment, il faut quand même faire confiance aux individus et surtout se dire que si jamais ils étaient "payés" pour dire du bien, fatalement, à court ou moyen terme, cela se retourne contre eux vu qu'on est pas tous des crétins certifiés.
Un exemple concret ? Je reçois - sans rien demander - des échantillons gratuits. Exemple récent : des 2011 de la Maison Muré - Clos St Landelin.

a : je fais un papier quand je les déguste. Cela me semble le minimum, question politesse. Et j'écris ce que je pense. Ainsi, j'ai aimé le Pinot Noir "Rouffach", je l'ai écrit, et j'en ai commandé 24 bouteilles.
b : et si je sollicite des échantillons, type le Chante Cocotte, même si on me l'offre, j'insiste pour le payer. Et ça marche !

Connaissant bien Christian et Olivier, soyez certain que pour des raisons financières directes ou indirectes, ils vont s'amuser à dire d'un vin qu'il est bon alors même qu'ils ne penseraient pas exactement la chose.

Bref : à un moment, il faut simplement donner un crédit d'honnêteté à celui qui écrit.

Exemple idéal : le Beau Ténébreux qui restera pauvre jusqu'à la fin de sa belle vie vineuse sur cette planète ! :-)

Écrit par : mauss | 09 juin 2013

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Un autre exemple "exemplaire" : quand Dupont dans son analyse annuelle du Point indique les propriétés s'engageant sur un prix net, on peut être certain que le bonhomme ne touche strictement rien en commissions directes ou indirectes.

A nous de ne lire que les "bons" et oublier les G&G, les spounz et autres sans oublier pour autant que certains revendiquent clairement d'être payés par la propriété en affirmant que cela n'altère pas leur jugement.

mais ça, c'est une autre histoire…

Écrit par : mauss | 09 juin 2013

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Je l'ai dit, j'ai toute confiance en Olivier Poussier. Mais déguster à l'aveugle me semble un minimum, non, si on ne veut pas être influencé "à l'insu de son plein gré"???

Écrit par : Hervé Lalau | 09 juin 2013

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Là, Hervé, tu prêches pour ma paroisse !

Écrit par : mauss | 09 juin 2013

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Il me plaît, Hervé, il me plaît. Mais va-t-il survivre ?
Le monde du XXIème siècle fait la part belle à ceux que j’appelle « les parasites » de la production, pas seulement dans le vin. Il est beaucoup plus facile de « donner un avis » que de faire soi-même. Très heureux de n’avoir plus que 10 ans à vivre. C’est une honte de ne pas rendre hommage à ceux qui font plutôt qu’à ceux qui pérorent.
Vive les solistes, vive les chefs, vive les compositeurs et merde aux critiques et aux gens de marketing ! Lisez : Die Welt als Wille und Vorstellung. C’est pas vraiment nouveau. Mais cela reste le fondement de tout.
C’est la « chose en elle-même » qui compte, pas l’image qu’on en crée.

Écrit par : Luc Charlier | 09 juin 2013

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Ayant participé, très occasionnellement et il y a quelques temps, à plusieurs séances de dégustations thématiques à la RVF, je peux attester que leurs dégustations se pratiquent (ou se pratiquaient) bien à l'aveugle.

Écrit par : David Cobbold | 10 juin 2013

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David, je ne parlais pas des dégu à la RVF mais celles de Ventes à la Propriété (si j'en crois la video).

Écrit par : Hervé Lalau | 10 juin 2013

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Ok, mais il est aussi possible qu'une vidéo ne soit pas le reflet précis de leur pratiques habituelles. Comme FM, je suis enclin à croire à l’honnêteté intellectuelle de ces gens-là.

Écrit par : David Cobbold | 10 juin 2013

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Je ne dis rien d'autre. Qu'ils m'expliquent eux-mêmes leur démarche, leur protocole, je suis prêt à les entendre.

Écrit par : Hervé Lalau | 10 juin 2013

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Pour une fois, Ténébreux mais pas téméraire, je suis d'accord avec tout le monde.
Sauf qu'Hervé est parfaitement fondé à poser la question. Car elle se pose (et je la pose) aussi à des journalistes britanniques dégustateurs et MW patentés qui pratiquent allègrement le mélange des genres. Le seul dont on puisse dire qu'il ne risque pas d'être influencé en sélectionnant pour plusieurs maisons à la fois, c'est Robert Parker lequel, jusqu'à présent, ne commercialise pas ses commentaires ni ses talents. Et qu'on ne me dise pas que ces cracks du crachoir sont incapables de reconnaître à l'aveugle un vin qu'ils auraient sélectionné par ailleurs. Qu'on ne me dise pas non plus qu'ils sont incapables de recommander un vin sélectionné par eux ailleurs...

Écrit par : Michel Smith | 11 juin 2013

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