03 mai 2013

Où sont passés les Etats Généraux de la Viticulture?

Dans son édito, Michel Rémondat (Vitisphere), se rappelle d'une promesse...

"Cette semaine, les Médias (avec un grand M) ont ressassé le bilan de la première année du quinquennat Hollande. On a rarement entendu parler d’agriculture et encore moins de viticulture. On parlait beaucoup de désillusions et de promesses non tenues…

Au début de son mandat de Ministre de l’Agriculture, Stéphane LE FOLL avait promis l’organisation d’ETATS GENERAUX pour la viticulture. Il est encore temps Monsieur le Ministre, mais il faut faire vite.

La viticulture, fleuron de notre économie (bien plus que Dailymotion !), perd de son influence économique chaque jour qui passe. La baisse des cours affecte désormais les Champagnes, les grands crus de Bordeaux, nos exportations plafonnent en volume depuis 10 ans, tandis que nos concurrents (en particulier les producteurs de l’hémisphère Sud) augmentent leur part de marché, la position des vins français faiblit encore sur les rayons des distributeurs américains (premier marché de consommation) et la Chine se prépare à jouer le premier rôle mondial.

Les symptômes annonciateurs d’une défaillance grave sont nombreux mais pas irréversibles. Ces Etats Généraux, s’ils sont sans tabou, lucides, créatifs, visionnaires, auraient pour seul objectif de remettre la France au premier rang."

17:45 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (17) | | | |

Commentaires

La France au premier rang ?
Pourquoi, de quoi, qu’est-ce qui justifie cela ?
Qu’est-ce qu’elle fait mieux que les autres, à part donner des leçons, vendre des armes et continuer d’exploiter les pays africains ?
J’ai plein d’amis français, et comme individus, ils sont formidables, mais l’état français est minable, hideux, méprisable. Il n’y a guère qu’Israël et les US of A pour faire pire.
Tu me surprends, Hervé.
Tu es quelqu’un de fin, de cultivé, de vrai et tu vis dans un pays qui n’en est pas un, mais qui cultive une société métropolitaine, polyculturelle, bourgeoise et « bon vivant », alors qu’il n’a rien à offrir et va exploser.
Pourquoi garder cet attachement à une France à la de Gaulle, arrogante, égoïste, alors que le pays est si beau et qu’on pourrait si bien y vivre ?
On s’en fout des états généraux, des officiels, des plans sur la comète.
Laissez les vignerons vinifier, les commerciaux vendre et les amateurs boire.
Full stop.

Écrit par : Luc Charlier | 03 mai 2013

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ouf,que de violence,que de haine...je suis stupéfait.
ventes d'armes ? exploitation de l'afrique ? israel ?, usa ?,je venais prendre des nouvelles de la VITICULTURE.....bon passons.
puis état francais : minable ,hideux ,méprisable ,arrogant ,égoiste....
bon ,bientot sur le départ monsieur Charlier ?
je crois qu'il faut etre raisonnable avec le CASOT 2005, et puis l'HTA ,diabete ,insuf cardio ,ca coute tres cher.
mais vive le bon vin.

Écrit par : ange gilles quato | 09 mai 2013

Primo, Luc, ce texte n'est pas de moi, je ne l'aurais pas forcément écrit comme ça, je le cite parce qu'il rappelle la promesse du ministre.
Secundo, "remettre la France au premier rang" (du vin), ça ne veut pas dire, je pense, se vanter ou écraser les autres, c'est plutôt, pour moi, recoller le peloton des gens du premier rang, en termes d'innovation, de dynamisme.
Je crois Rémondat assez fin pour ne pas se faire d'illusion sur une France guidant le monde, ce n'est pas son genre. Mais quand on pense à tous nos atouts, variété de climats, cépages, histoire, "matériel humain" (pour parler comme des économistes) ne crois-tu pas comme moi qu'on pourrait en faire quelque chose de mieux, notamment en abaissant certaines barrières, en allégeant certaines contraintes? Les Etats Généraux, dans l'Ancien régime, c'étaient d'abord des cahiers de doléances. Les vignerons n'en ont-ils pas des doléances? Leurs "représentants" les comprennent-elles, les expriment-elles bien, ne vaudrait-il pas mieux qu'ils les disent eux mêmes, et dans cet esprit, une grande confrontation peut y aider. Surtout si l'idée n'est pas de quémander un peu plus de protection de l'Etat, mais plutôt de s'affranchir...
Quant à De Gaulle, oui, j'y suis attaché, mais pas pour le côté passéiste d'une France disparue - et corporatiste. Celle-là, je la laisse à Vichy.

Écrit par : Hervé Lalau | 03 mai 2013

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PS. Et la FN d'Herstal, elle ne vend pas d'armes? Et Umicore, elle contribue au développement du Congo?
Le néocolonialisme économique n'est pas l'affaire d'un pays, nous autres simples citoyens français ou belges n'y sommes pour rien, tu le sais bien.
Mais je ne suis pas compétent dans ces matières.

Écrit par : Hervé Lalau | 03 mai 2013

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Oh là, Hervé, tu oublies mes attaches INTERnationalistes. C’est Davignon, avec l’accord du Palais et de toute la classe politique, qui a permis l’exécution de Patrice Lumumba. Je n’ai personnellement aucun sentiment patriotique, ce qui m’a permis de m’exiler sans aucun état d’âme. Simplement, les « petits » pays assument leur turpitude sans prétendre à servir d’exemple.
Quant à ton de Gaulle, il était la marque de son temps. Quand il évoquait « l’honneur et la grandeur de la France » - ou une formule similaire – il faisait vibrer tout un peuple. Et il n’y a pas de honte à cela. Mais en quoi ces qualités ne sont-elles pas tout aussi bien grand-ducales ou monégasques, lichtensteinoises ou andorranes, portugaises ou helvétiques ? Et mai ’68 n’a pas tant marqué un refus du général que la fin d’une époque, comme l’avènement des Beatles ou des Stones au UK.
Les doléances, tout le monde en a. Dans une société aussi structurée que la nôtre, c’est inévitable.
Je suis très bien placé pour savoir à quel point il est difficile de vendre du vin pour le moment, et ce n’est pas l’état français qui va régler le problème. Quand Hollande va « vendre » des Airbus à l’étranger, cela me fait bien rire. En plus, Airbus n’est pas strictement français.
Ta dernière ligne s’applique à quasiment tout le monde : bien sûr, il existe quelques matières où nous sommes bien versés, les uns et les autres, nos spécialités. Sur la plupart de autres sujets, nous pouvons formuler une opinion, du moins dès que nous sommes un peu informés.
C’est la base de la démocratie. Seulement, comme toi et avec toi, j’éprouve moi-même quelque gêne à donner cet avis quand il me semble que ma connaissance, sans être nulle, est peut-être un peu « juste ».
J’approche de la soixantaine, il me reste peu d’années (HTA, diabète, insuffisance cardiaque ....) et j’ai enfin réalisé quelque chose de concret, aussi modeste cela soit-il. Je t’avoue avoir de moins en moins envie de « plaire », de modérer mon propos pour qu’il s’adapte à la pensée unique qui prévaut. Cela ne veut pas dire que je vais m’appliquer à choquer le plus possible, à faire de la provoc’ à outrance. Mais cela veut dire que : (i) je la fermerai plus qu’avant MAIS (ii) serai plus « direct » dès lors que je l’ouvrirai. Aïe, aïe, aïe.

Écrit par : Luc Charlier | 04 mai 2013

Des Etats Généraux pour quoi faire ? Je voudrais qu'on m'explique. La viticulture française n'en a nul besoin. C'était une idée à la con et par bonheur Le Foll l'a rangée au rayon des trucs qui ne servent à rien. Tout est sur la table les grands chefs n'ont qu'à se bouger le cul et que Rémondat arrête de se prendre pour la vigie du secteur. Si c'était le cas ça se saurait !

Écrit par : berthomeau | 04 mai 2013

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Alors là, Jacques, tu y vas fort. Ton attaque contre Rémondat va trop loin.

Écrit par : Hervé Lalau | 04 mai 2013

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Ce n'est pas une attaque mais d'un souhait Hervé et j'assume sans problème les éditoriaux de Rémondat me gonflent pourquoi je ne le dirais pas. Au nom de quoi ? Du politiquement correct ?

Écrit par : berthomeau | 04 mai 2013

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Il est presque minuit chez moi.
J’ai bu, sur une tende de tranche – pas assez rassie – de Charolais (bonne bibiche, Jacques), toute une bouteille de casot 2005 (plus de 16 vol %) et je biche des réactions du taulier.
Qu’un grand commis de l’état, indépendant d’esprit – personne ne le niera – pense à peu près comme moi (sans doute pour d’autres raisons, mais c’est le résultat qui compte) me fait GRAND plaisir.
Les libéraux (pas moi), les étatistes intelligents, les bové-istes (un peu moi), les fouteurs de merde de tout poil (ça, c’est moi à 100 %) ont tous le même avis. Let my people go !
Que chacun fasse son vin. Qu’il soit bon. La France (oui, Hervé, TA France chérie) a suffisamment d’atouts pour s’en sortir.
Plus je bois du bon vin, de partout, plus je me dis : Merde, que c’est bon, le vin.
Et je rencontre beaucoup de gens qui pensent comme moi.
Le but n’est pas de maintenir artificiellement des parts de marché condamnées à terme.
Pernod-Ricard peut se le mettre dans le derche, et de Boüard aussi.
Vive le rosé que tu aimes, Hervé.
Vive les Cairanne, Bandol, Maury (même si je n’y ai pas droit) ...
Vive le Muscadet quand il est bon, le Gevrey-Chambertin.
Vive les fiefs vendéens, sauf ceux de Leclerc ou Carouf.
Et merde à Rémondat. Et merde à Sud de France et aux ODG (mises en place par notre profession, CONTRE elle-même).
S’il subsiste des fautes de syntaxe ou d’orthographe, blame it on the booze !

Écrit par : Luc Charlier | 04 mai 2013

Jacques tu dis ce que tu veux, surtout ici. Mais pour moi, cet édito n'a vraiment rien de répréhensible, et Rémondat est un chic type.

Écrit par : Hervé Lalau | 04 mai 2013

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Luc, ton merde à Rémondat est de trop. On peut ne pas être d'accord et respecter l'homme.

Écrit par : Hervé Lalau | 05 mai 2013

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Hola les gars ! Quelle mouche vous pique ? Michel Rémondat est dans son rôle d'éditorialiste - même sans grande influence - en soulignant une des promesses de ce gouvernement non tenue. Hervé, quant à lui, enthousiaste comme toujours, est dans son rôle qui consiste à faire part d'une info qui, la preuve, fait débat. Cette info m'en touche une et me fait balloter l'autre, mais il n'empêche qu'en y réfléchissant, que de tels états généraux de la viticulture auraient pour principal effet que de mettre un tas d'idées progressistes ou non sur le tapis. Qui sait, le fameux "rapport" pourrait même servir de base, de référence, à ces réunions publiques. Un bon déballage, ça n'a jamais fait de mal à personne.
Léon, Luc Charlier pour l'État Civil, a le droit de boire plus que de raison et de se lâcher une fois de plus contre la France et sa nébuleuse administrative. Cela lui sert de refouloir et cela nous donne l'occasion de lire de fort belles et édifiantes choses sur un homme de grande culture qui a beaucoup vécu de choses (passionnantes, forcément) et trouvé la force - et la chance - de finir vigneron dans le trou du cul de la République.
Mes bien chers frères, revenons sur terre. Écartons le passé et envisageons le futur en travaillant sur le présent. Et notre Rémondat, qui n'a jamais fait de mal à personne, ne mérite pas tant de haine. En cela je suis d'accord avec Hervé, mon maître en sagesse ! ;-)

Écrit par : michel Smith | 05 mai 2013

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Je ne pensais pas que le samedi soir, propice au commentaire pour les uns, au sommeil pour les autres, verrait tant de lecteurs (au moins deux). Voilà bien illustré le danger d’un billet : sans voir la tronche de l’auteur, ni entendre son ton, on peut se méprendre sur l’intention de telle ou telle formule. J’entends vos critiques à tous deux, Forgeron et Hervé, et reconnais humblement que je me suis mal fait comprendre. Il n’y a AUCUNE haine en mon chef envers un monsieur que je ne connais pas. Léo Ferré, avec immensément plus de talent que moi, clame son « Merde à Vauban » quand il s’en prend au bagne de l’île de Ré – si mon souvenir est bon. Il n’a jamais connu Vauban, ni ses liens interlopes avec l’Unesco.
Chez moi pareil, ce n’est pas le chroniqueur que je voue aux Gémonies, mais sa chronique.
Et puis, pour un Belge , « merde à ... » c’est un peu vulgaire, mais guère méchant ; ce serait du style : « va te faire voir », guère plus distingué d’ailleurs.
Par contre, Michel a raison, après 8 années passées ici, l’esprit procédurier des uns – surtout ceux qui ne FONT rien eux-même si ce n’est émettre des commentaires – et la prise constante d’intérêt des autres – mais ceci n’est pas propre à la France – exigent chez moi de disposer de ce que Michel appelle un « refouloir ». Je pense qu’il s’agit d’un néologisme formé comme par un cadavre exquis dans son esprit, et qui associe : défouler, refuser et fouloir, combinant ainsi mon irritation montante et ma profession si prenante.
Sind wir einverstanden ?

Écrit par : Luc Charlier | 05 mai 2013

ya, ya, j'ai bien lu, mon Léon. Faut savoir que j'ai un "correcteur automatique" à la con qui, dès qu'il décèle une erreur (à ses yeux) la corrige sur le champ obligeant le mauvais correcteur que je suis à relire plus d'une fois mon texte, ce que, au bout d'un moment je refuse, de peu d'édulcorer mon sentiment. Bien sûr, je voulais parler de "défouloir", un mot qui n'existe pas vraiment sauf à utiliser le verbe défouler. Bon, sur ce, vous savez que je vous adore !

Écrit par : michel Smith | 05 mai 2013

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note biè, j'adore refouloir, j'ai l'impression d'un fouloir qui déborde, un peu comme un sterfput - l'image est belle, non, Luc, merde, quoi!

PS. J'adore le lien entre Vauban et l'UNESCO. Le mec doit vraiment être jouasse d'être au patrimoine pour des casemates. J'essaye de faire classer mon abri de jardin et je vous rappelle.

Écrit par : Hervé Lalau | 05 mai 2013

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Aucune mouche ne m'a piqué vraiment je suis allergique aux Etats Généraux où seuls les habitués des estrades sont présents... Aucune utilité pour l'action. Pour le reste je n'empêche pas Rémondat de d'éditorialiser c'est son droit mais mon cher Michel tu es bien naïf ce qui est un compliment sous ma plume... Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil mais les démons politiques sont bien présents même chez ce brave Rémondat. Ma réflexion n'a rien à voir avec la promesse à la con de Le Foll elle est fondée sur ma connaissance des chefs de ce beau pays et de leurs affidés.

Écrit par : berthomeau | 08 mai 2013

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Ok, bon, d'accord, soit... Mais je ne suis pas QUE naïf : j'ai d'autres défauts (ou qualités) !

Écrit par : michel Smith | 08 mai 2013

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