02 mai 2013

Des subventions pour la viticulture de forte pente?

C'est l'excellent Vitisphere qui nous l'apprend: l'Association des Régions Européennes Viticoles soutient une proposition du Piémont qui «exige que les institutions européennes apportent une aide à la viticulture à forte pente (supérieure à 30 %)».

Pour elle, «l’aide au développement rural (FEADER) » serait un bon moyen de soutenir ces vignobles à fortes spécificités, aux coûts de production élevés alors que «ces territoires plantés en vignes n’ont pas d’alternative de production».

Des subventions? Mais qui les paiera? Le contribuable, bien sûr! Même celui qui ne boit pas.

Et celui qui boit, lui, paiera deux fois, puisque les vins de viticulture "héroïque" sont généralement plus chers, pour tenir compte des coûts supérieurs. Alors non aux subventions, non aux distorsions de concurrence, oui au prix juste!

Le contribuable et le consommateur sont déjà bien assez "héroïques" comme ça!

00:24 Écrit par Hervé Lalau dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

Commentaires

Oui. Non, au subventions!

(Et, ironie, le Piedmont n’est pas trop une région que a du mal à vendre ses vins. Les vins de la région ne sont pas vraiment bradés sur le marché.)

Écrit par : Per-BKWine | 03 mai 2013

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Les Karlsson et moi n’avons évidemment pas la même idéologie politique et ne souhaitons pas l’avènement du même monde, mais chaque fois que Per intervient sur ce genre de sujet, je lui donne raison. La viticulture européenne, dans ses représentants officiels, se fourvoie totalement. Le vin n’est pas une denrée indispensable. Il fait vivre qui ? (i) Les vignerons (mal, souvent) ; (ii) les fournisseurs de matériel, d’équipements et d’emballages, qui travaillent de moins en moins ; (iii) tous les parasites des « prestataires de service » (pub, presse publi-rédactionnelle, agences de com ...) et tous les organismes officiels + les représentants de la profession. Cela fait du monde, bien sûr, mais pas tant que cela.
Il faut arrêter les aides et autres assistanats. Le vin doit se vendre tout seul - et je suis très bien placé pour savoir que ce n’est pas simple – sans aller « taxer » une fois encore le contribuable en général. L’amateur de vin paie le vin, paie les taxes qui vont avec et c’est bien ainsi. L’abstinent ne paie rien : c’est OK pour moi.
Il faut rendre GRATUITS tous les transports en commun, l’enseignement et l’accès aux soins de santé, et il faut détaxer la nourriture de base (à définir), les vêtements de base (idem) et le chauffage. Et c’est possible. Tout le reste, chaque citoyen doit être libre de se l’offrir ou non, au prix « naturel » du marché. Et quand on n’entre pas dans ce créneau .... on disparaît, c’est tout.
Et tu remarqueras, Hervé, que je suis installé moi-même sur des vignobles à forte pente et que je me défends vivement d’être un libéral. Sur ce dernier point, je n’entrerai pas dans une discussion : ce n’est pas l’endoit et surtout, mes contradicteurs éventuels ne disposent pas des éléments (à mon sujet) et de la compétence (leur propre bagage) pour en juger sereinement.

Écrit par : Luc Charlier | 03 mai 2013

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