31 mars 2013

Que notre joie demeure!

Ce samedi, Catherine Verkinderen, professeur de flûte à l'Académie de Waterloo, a donné son dernier cours - j'y étais.

Elle prend sa retraite, bien méritée, après 40 ans de carrière.

Mon fils Olivier est son élève depuis 7 ans.

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Mme Catherine est une personne charmante. Elle aime son métier, elle n'a jamais compté ses heures, elle vit la musique comme une passion et elle veut la transmettre. Elle y réussit.

Mon fils n'est qu'un exemple parmi bien d'autres - elle a formé plusieurs générations de flûtistes, et si tous ne feront pas carrière dans la musique, elle leur a donné le plus beau des cadeaux: la faculté de s'émouvoir et d'émouvoir, de ressentir une musique parfois vieille de plusieurs siècles, avec comme seule "arme" une partition et un morceau de bois.

Sans oublier, au travers des ensembles musicaux, la joie de jouer ensemble, la possibilité de comprendre que le groupe vaut plus que la somme des musiciens, qu'il faut écouter l'autre.

A travers elle, j'aimerai rendre un hommage à tous ces gens qui, discrètement, rendent la vie plus belle.

Ils ne font pas souvent les gros titres; pourtant, ils sont bien plus utilies que les  bimbos siliconées, les chanteurs sans voix, les acteurs mégalo, les présentateurs vedettes, les charlatans de la politique, les requins du business, que tous ces gens qu'on nous sert en pâture dans les medias, et qui sonnent creux, ou faux, ou mal.

Et le vin, dans tout ça? Comme la musique, il réjouit le coeur de l'homme. Un joli vin, joliment partagé, peut lui aussi rendre la vie plus belle. Avec ou sans classement, avec ou sans prestige.

Le prix? Le prix ne veut rien dire.

Combien vaut un grain de raisin sain dans les Corbières?

Combien vaut une douelle de tonneau au Château Latour?

Combien vaut un an de cours de flûte?

Combien vaut une heure de télé-réalité?

J'arrêterai là. Merci à Mme Catherine et à tous ses semblables.

Et que notre joie demeure.

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Europe, France | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |

Commentaires

A en croire la photo, Mme Catherine enseigne aussi la clarinette. Tous mes encouragements à Olivier, qu' au delà de l'assez minant mais nécessaire travail quotidien de l'instrument, il profite longtemps des plaisirs que réserve la pratique instrumentale.

Écrit par : Alain Leygnier | 31 mars 2013

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Non ce sont des flûtes alto ou ténor, en
bois noir. C'est vrai que de loin on peut confondre.
Joyeuses Pâques, Alain, à toute la famille!

Écrit par : Hervé Lalau | 31 mars 2013

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Des flûte à bec, alors, je pensais à des flûtes traversières ...

Écrit par : Alain Leygnier | 31 mars 2013

Superbe titre, Hervé !

Je suppose que tu pensais à JS Bach mais Giono lui-même n’a-t-il pas déchaîné les forces de Pan ? C’est très approprié pour un flûtiste.
Leygnier, comme beaucoup de gens, ne pense jamais aux merveilles de la flûte, instrument si complexe à jouer, justement par l’absence d’anche et l’importance de la force du souffle et de l’articulation.
Sais-tu qu’Herwig Van Hove est un adepte de la flûte baroque, dont il jouait TRES BIEN. Je ne sais s’il pratique encore. Jadis, il ne dédaignait pas de sortir son instrument ...

Écrit par : Luc Charlier | 31 mars 2013

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