27 février 2013

Beppe Grillo

Le comédien Beppe Grillo est le grand vainqueur des élections législatives italiennes.

En France, on le compare à Coluche; sauf que ce Coluche-là est allé jusqu'au bout; il a monté un parti, présenté des candidats, gagné des sièges. Et il pourrait bien devenir l'arbitre de la formation du prochain gouvernement - un rôle assez paradoxal pour celui qui se présente comme le candidat anti-système.

beppe.jpgBeppe Grillo

 

Mais le nom de Grillo, à nous autres oenophiles, devrait nous mettre la puce à l'oreille.

Grillo, c'est le grand cépage blanc du Sud de l'Italie, et plus spécifiquement, de la Sicile, où on l'appelle aussi le Riddu.

C'est un peu le plant à tout faire - du novello aux jolis arômes d'abricot et d'agrumes, au grand blanc gras et mûr, éventuellement barriqué, jusqu'à l'oxydatif. C'est le cépage principal du Marsala, notamment.

Il faut dire qu'il est bien adapté aux conditions locales: il supporte bien les fortes chaleurs.

De quoi donner à Beppe de bonnes chances de ne pas finir en feu de paille...

800px-Grillo.jpg

Photo: Pax Vobiscum

00:59 Écrit par Hervé Lalau dans Italie | Tags : grillo, beppe grillo, sicile | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

Commentaires

Je ne connais pas M. Grillo et je n'ai aucun avis autorisé sur la politique italienne. A la télévision, à la radio, en France et en Belgique, cependant, j'entends des commentateurs le qualifier de populiste, et même appeler à de nouvelles élections.
Cela me choque. Il y a-t-il de bonnes et de mauvaise élections? La démocratie ne vaut-elle que lorsque c'est l'establishment, les gens "sérieux" qui remportent les suffrages?
La veille, j'entendais un politicien français s'élever contre l'interdiction du cumul des mandats au motif qu'il faudrait avoir un ancrage local pour être un bon député, et que le décumul conduirait au Palais Bourbon des députés trop inexpérimentés. La démocratie serait être une chose trop sérieuse pour être confiée aux électeurs. Pour qui se prennent ces élus, ces hommes de pouvoir!
Je rappelle que le mot ministre, au sens étymologique, veut dire serviteur. Serviteur de l'Etat, en l'occurrence. Etat qui nous appartient à tous, depuis une certaine Révolution française.

Écrit par : Hervé Lalau | 27 février 2013

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Attention, Hervé, on commence comme ça et on finit par s'acoquiner avec Besançenot !

Écrit par : Alain Leygnier | 27 février 2013

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Que ne sommes nous tous des hauts fonctionnaires de l'Etat ... Haro sur le Parlement, le juge civil -gardien des libertés individuelles-, la séparation des pouvoirs, toi, moi, tutti quanti... L'Etat: le plus froid des monstres froids

Écrit par : l'ombelle des talus | 28 février 2013

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