23 février 2013

Qui a dégusté Els Jelipins 2006?

De temps à autres, Laurent Gibet, excellent oenophile du club In Vino Veritas (Toulouse) me fait gentiment profiter de ses notes de dégustation.

Cette fois, il m'envoie un commentaire à la tournure interrogative, sur un vin du Penedès.

En clair, il voudrait savoir si d'autres aficionados ont dégusté ce vin et ce qu'ils en pensent.

Le vin s'appelle Els Jelipins Vi de Taula 2006 (Catalunya).

DSC05308.jpg

Photo Saignée

Et voici le commentaire de Laurent, "Brut de Cuve".


Font Rubi, Penedes, Glòria Garriga et Oriol Illa (GOB). Sumoll + grenache (1800 bouteilles produites, environ 50 euros caviste).
Enorme volatile, beaucoup de colle… dérangeant…
J’ose tout de même aller plus loin pour détecter derrière ce paravent suspect (paradoxalement "chimique") un peu de fleurs et de griotte précédant une bouche acide/agressive (pinot de Nouvelle-Zélande?), qui a tourné (vinaigrée).
Approche “alter” (naturelle, sans intrants), parée de bonne intentions mais résultante épouvantable (et pas seulement d’un point de vue oenologique), pas plus justifiable que celle d’un vin fabriqué. Quand la nature fait mal les choses …
Il faudrait toutefois goûter une autre bouteille car on peut lire ici ou là des commentaires dithyrambiques sur cette cuvée engagée (qualifiée même de chef d’oeuvre par certains amoureux de la nature).
 
Quelqu'un a goûté ?

Merci d'avance de vos réactions.
 

00:44 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (10) | | | |

Commentaires

Pas dégusté, heureusement. Une question : 50 € caviste ?
Ils ont dû connaître Joan Miró, que j’admire par ailleurs, dont l’oeuvre vaut surtout par l’humour qui y est toujours présent !

Écrit par : Luc Charlier | 23 février 2013

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Hello Hervé,

J'ai dégusté : mon avis est que 50 € est excessif au regard de la qualité du vin. Peux pas être plus clair ! Et j'ai coutume de toujours associer un prix à la qualité analytique d'un vin puis d'appliquer un "redressement" en fonction de facteurs influents (rareté, packaging, réputation, appellation, etc). Voilà donc pour Jelipins. par ailleurs je rejoins assez le commentaire de Laurent.
A+

Écrit par : borneuf | 25 février 2013

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Merci pour Laurent, Olivier.

Écrit par : Hervé LALAU | 25 février 2013

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PS. juste pour le fun, "Vi de taula", ce n'est pas une allusion à l'existence carcérale; c'est juste la mention "Vin de Table" en catalan...
C'est qu'il faut être polyglotte, dans le vin, de nos jours, et même dans des langues moins connues....

Écrit par : Hervé LALAU | 25 février 2013

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Je vis ici dans un département français et suis parfois irrité par certains « Catalans » français qui ne parlent PAS le catalan, manient un français épouvantable, ne jurent que par le rugby et la sardane ..... et défendent à tout bout de champ la « catalanité ». D’accord, ce particularisme n’a pas de sens.
Mais, en contrepartie, quand on vit – comme c’est le cas dans le Penedes – en pleine zone catalanophone, que l’enseignement se donne en catalan, que la langue des tribunaux est le catalan, je trouve normal que les étiquettes utilisent cette langue, qui est magnifique, poétique et historique en plus. Est-ce qu’on reproche aux vins grecs ou aux vins croates que les mentions soient écrites dans la langue nationale ?
Le même constat vaut en Wallonie : certains journalistes, ou en tout cas présentateurs/trices, prétendent animer des émissions en wallon (quel dialecte d’ailleurs, liégeois, picard .... ?) mais ce n’est en fait pas leur langue véhiculaire. Ils connaissent quelques mots déviants et quelques tournures de phrase et « font semblant ». Ils gardent en plus un accent « français » (voire brusselêr) et n’arrivent pas à rouler les « r » comme le fait un vrai Borain. Ce n’est pas parce qu’on dit « un bia boukè » au lieu d’un beau bouquet et « oun boudet » au lieu d’un âne qu’on parle wallon !
Donc oui, oui, oui au vrai régionalisme, non à l’opportunisme commercial ou social.
Lizarazu n’est pas un eskaldophone, Mme Leroy n’est pas une celtophone. C’est super qu’ils aient appris la langue de leur lieu de naissance mais c’est dommage d’en faire un argument pour se vendre. Bientôt, Gros Dédé parlera russe !

Écrit par : Luc Charlier | 25 février 2013

; )

Écrit par : borneuf | 25 février 2013

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Merci pour ce relais, Hervé ...

D'autres flacons seront je l'espère plus nets.

Et je précise que je n'apprécie guère non plus en ce moment pas mal de rouges espagnols gavés de crème boisée.

Écrit par : laurentg | 25 février 2013

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On trouve par ailleurs des explications de texte sur ce vin d'amphore sur le blog d'Alice Feiring ...

Écrit par : laurentg | 25 février 2013

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Farpètament dacorda, Sr. Luca. Vive les petites langues! Pointues, malicieuses, bifides, éventuellement.

Écrit par : Hervé Lalau | 25 février 2013

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Ik woon in een Franstalige stadt der Koninkrijk Barstland maar soms gegrijp ik geen woord van wat ze zeggen. Non peut être! Qu'est-ce que c'est que ça pour une aubette, pei. Amaï, fieu, oléï, je ne peux plus chemin avec mon français, une fois. J'aime autant de te le dire, ça ne peut plus rester durer. Et pourtant, ils ne pètent pas un mot de flamin.

Écrit par : Hervé LALAU | 25 février 2013

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