09 février 2013

Mariage en vue sous les dentelles

La Cave coopérative de Vacqueyras (alias Vignerons de Caractère) et celle de Beaumes de Venise (Balma Venitia) envisagent sérieusement de fusionner, pour créer un plus grand ensemble; à savoir, une entité de 250 affiliés pour 2.300 ha de vignes et 8 millions de bouteilles, ou encore, 30 millions de CA.

Si le mariage se fait, ce sera dans les Dentelles...

23:31 Écrit par Hervé Lalau dans France, Rhône | Tags : rhône, vacqueyras, beaumes de venise, balma venitia | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

Commentaires

Les Dentelles de Montaigu ?

Que Vacqueyras et Venise nous jouent les amants de ... Vérone, cela me met du Beaumes au coeur.

Écrit par : Luc Charlier | 10 février 2013

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Faut-il toujours juger des vins dans leur contexte d'appellation? Ou peut-on établir des classements personnels, en fonction des domaines? Comparer des vins en fonction du cépage ou de la vinification?

Merci pour ce billet très intéressant, qui laisse la porte ouverte tout en posant votre façon d’aborder les questions posées.

Voici mon opinion, modeste.

Pour comparer des vins, il faut une clé d’entrée, des repères communs.
Chacun pourra comparer les vins comme il l’entend, mais il y a une chose qui est pour moi obligatoire : il faut avoir défini exactement quels sont les clés d’entrée et l’objectif de la comparaison avant de commencer.

Pour comparer le vin, juger 6 vins de Bourgogne d’une même appellation d’un même climat d’un même millésime, après 10 ans de vieillissement aura certainement son sens. Pour en décrire les caractéristiques organoleptiques pures. On répond donc à la question : Comment ces vins expriment-ils le vin de terroir ?

On peut comparer 6 Riesling d’un même millésime l’année suivant leur millésime, et dire lequel sera le plus expressif dans sa jeunesse. On répond donc à la question : Comment ces vins s’expriment-ils jeunes ?

Mais on peut aussi parler de 6 Pinot Noirs d’origines différentes, le jugement organoleptique n’aura pas de sens et l’article sera tourné vers des explications sur les différents vignobles dont sont issus ces vins, sur les vignerons etc… un peu de culture générale du vin, en somme.

Etc…les comparatifs purement viniques n’ont qu’une valeur relative dans le business du vin.

Pour ce qui est des appellations, comme vous l’avez mentionné, l’AOP est devenu un simple argument de vente vide de sens, mis à part certaines d’entre elles, ce sont des coquilles vides.

Si la RVF s’en tient généralement aux Appellations, on imagine facilement que c’est pour aider un lectorat de base peu cultivé pour qui l’AOC est un repère. C’est pour ne pas égarer le lecteur.

Mais : « L'appellation d'origine contrôlée (AOC) est la dénomination géographique d'un pays, d'une région, ou d'une localité servant à désigner un produit qui en est originaire et dont la qualité et les caractères sont dus au milieu géographique comprenant les facteurs naturels et les facteurs humains. Elle implique un lien étroit entre le produit, le terroir et le savoir-faire de l'homme. »

Or, combien d’appellation correspondent à une identité de vin ? Combien sont encore dignes de l’idée du lien au terroir ? Partant de là, qu’offre-t-on comme repère au consommateur ?

Ceci dit, sans vouloir défendre la revue, quelle autre clé pourrait adopter une revue comme la RVF ? Si en effet, à l’étranger, les consommateurs abordent souvent le vin par le cépage, la (sous)culture franco-Française est puissante, et chaque bébé nait avec la science infuse du vin : le vin est un liquide rouge qu’on trouve dans une bouteille carrée où y’a marqué « Château » dessus.

Pour ce qui est des classements : Faire des classements rassure, et guide. Chacun est encore libre d’établir le sien, et bien entendu chaque classement sera critiqué. Cependant il faut savoir trouver un équilibre et un compromis….sans compromission ! La aussi, il faut énoncer clairement les critères et être transparent. Bien des classements n’énoncent pas leurs méthodes.

Quant au consommateur, je les observe souvent dans les rayonnages des supermarchés. Les grands critiques et les dégustateurs ne pèsent pas lourd face aux inducteurs de leurs choix : d’abord, la couleur. Ensuite vaguement l’origine, Bordeaux ou Espagne, ou encore Loire. Puis, pour savoir lequel des 5 vins de Bordeaux pas trop chers est le meilleur, on se fie aux médailles et autres distinctions « sélectionné par le guide hachette 2013 » etc… tout le reste, c’est du vent !

Et pour le goût du consommateur, il n’est pas si difficile de deviner qu’il ne percevra pas si le milieu de bouche est large ou haut, si le vin possède de la minéralité, encore moins s’il se cache des arômes de figues séchées au soleil pendant mois et demi sur un mur, ou au pied du mur…

Les dégustateurs de tous poils – et surtout les auto-proclamés comme moi par exemple - n’ont aucune idée de la futilité de leurs commentaires pour le consommateur lambda. Leurs avis font parfois vendre du vin, ou pas, jamais beaucoup au regard du marché global du vin, et ne sont que des vitrines commerciales, et ils flattent leur égo et celui des vignerons. Ils font partie du grand cirque, c’est à peu près tout, et ils font partie du décor d’un monde qui cultive la beauté, un peu de prose et la fameuse tradition. Soyons-en simplement heureux et continuons de nous exprimer car « nos idées et opinions sont des îlots que les mers relient » :)

Écrit par : eric riesling | 10 février 2013

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