11 janvier 2013

I want to go to Scotland

A bon entendeur, salut! Il y a belle lurette que je souhaite visiter l'Ecosse, la Speyside, Islay, Jura, les Highlands, en particulier, pour comprendre ce qui se cache derrière les grands whiskys de malt. De cet univers sensoriel assez mystérieux, j'ai eu naguère un tout petit aperçu, comme depuis ma caverne, lors d'une dégustation de quelques single malts utilisés en assemblage pour le Glenlivet et pour la Chivas Regal Centenary Edition. C'était il y a bien dix ans, mais j'en ai toujours un souvenir ému.

Ma conclusion provisoire étant: "ouahou, comment peut-il avoir autant de diversité dans ce genre de produits? Comment si peu d'un Jura, par exemple, peut-il marquer tant un assemblage? A quoi sont dues toutes ces notes fumées, ou ce miel, ou ces épices quasi-orientales, etc, etc. Quelle analogie peut-on trouver avec le vin, ou l'Armagnac, ou le Cognac? Il y a-t-il encore des artisans du whisky ou bien faut-il parler uniquement d'industrie?'

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Sur la route du Ben Nevis (Photo Blisco)

Si je vous en parle aujourd'hui, c'est parce que je viens de tomber sur un petit communiqué émanant de la Scotch Whisky Association (SWA), qui proclame haut et fort que l'industrie du Scotch rapporte plus à la Grande-Bretagne que toute la finance de la City...

Je ne sais pas trop comment on calcule de genre de choses - d'ailleurs, il ne me viendrait pas à l'idée de comparer mon banquier et mon assureur à une bouteille de Bowmore, de Macallan ou de Glenmorangie... Leur compagnie ne m'offre pas le même agrément.

Mais ce n'est pas la première comparaison du genre: ainsi; il y a quelques années, notre excellente Association de la Presse du Vin (APV) avait établi que le vin rapportait plus qu'une vingtaine d'Airbus, ou quelque chose du genre.

Mais je disgresse: amis Ecossais, en 2013, j'espère bien réaliser ce vieux rêve, et votre jour sera le mien... Je sais par ailleurs que certains membres des 5 du Vin ne seraient pas contre l'idée de se joindre à moi, si vous souhaitez bénéficier d'un prix de groupe...

Bon, il y aura certainements quelques grincheux pour me reprocher d'utiliser ce canal pour me faire inviter.  Déontologie..., éthique..., journalisme dévoyé..., collusion..., Parker...

D'accord, mais rien ne dit que mon appel soit entendu! Les blogs n'ont pas toujours le pouvoir qu'on leur prête...

Et puis, si le voyage se fait, vous en profiterez, soyez-en sûrs...

00:04 Écrit par Hervé Lalau dans Grande-Bretagne | Tags : scotch whisky, swa | Lien permanent | Commentaires (7) | | | |

Commentaires

Mc Intosch, n’a qu’un poil à sa floche ; Mc Lalau l’a raide comme un taureau

Hihi, je te rappelle que les Ecossais partagent avec Weber certaines vues sur la finance et le commerce et que leur « tightfistedness » n’est pas une légende. Si tu y vas, il faut que tu goûtes les beignets d’huîtres du « Harbor Inn », le pub au bord du Loch Indall à Bowmore : un délice. N’oublie pas non plus qu’on roule de l’autre côté de la chaussée ... enfin, si tu as l’imprudence de prendre le volant dans l’état où vous serez. L’arithmétique calédonienne possède ses particularités : a wee dram + a wee dram + a wee dram = a huge piss-up !
Enfin: « Remember me to one who was born there, she was once a true love of mine ».

Écrit par : Luc Charlier | 11 janvier 2013

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Une suggestion, Luc, tu m'emmènes dans ton pick-up et c'est Christine qui conduit...

Écrit par : Hervé Lalau | 11 janvier 2013

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Parlant de « pick-up », j’ai gravi au volant d’une 205 rouge conduite à gauche qui avait pris le ferry de Hull avec nous le Mull of Kintyre, en septembre 1992. Arrivés au sommet, nous avons fait beugler les hauts-parleurs de l’auto-radio-cassette – nous étions les seuls au sommet : Oh mist rolling in from the sea / My desire / Is always to be here ....
On voyait Campbelltown dans le fond – en tout cas dans notre imagination - et les distilleries de Springbank et de Glen Scotia, et jusqu’à « Pretty Oban Bay ». Cela m’a donné .... des ailes (drôle).

Écrit par : Luc Charlier | 11 janvier 2013

PS. Are you going to Scarborough Fair?

Écrit par : Hervé Lalau | 11 janvier 2013

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Comme tu le sais, le Scarborough de S & G si cher à Dustin Hoffman se situe sur la côte du Yorkshire, si je ne m’abuse, donc du mauvais côté du Mur d’Hadrien. J’en profite pour insister sur le fait que le « th » de thyme ne se prononce pas comme dans « the », avec la légère aspiration. Ce vocable est identique au mot « time », ce que beaucoup d’allophones ignorent. Ce genre de subtilités, on ne les apprend que sur l’oreiller !

Écrit par : Luc Charlier | 11 janvier 2013

Charlier, l'érudition pour pas un rond (et ça rime).
Ou en anglais, "not for a nickel" (nor a thyme).

Écrit par : Hervé Lalau | 11 janvier 2013

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Like Pigs on the Wing

Écrit par : Hervé Lalau | 11 janvier 2013

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