23 décembre 2012

La jolie Mosaïque de Jacquart

Je vous ai déjà parlé de Jacquart l'an dernier, à l'occasion de ma visite sur place.

Floriane Eznack, l'oenologue maison, continue son petit bonhomme de chemin. Cette année, elle doit "faire avec" une récolte d'une qualité très hétérogène, notamment en ce qui concerne les maturités, les niveaux d'acidité, les rendements. Ceux qui veulent voir la bouteille à moitié pleine peuvent toujors se réjouir d'une "complexité sans précédent". C'est plutôt son genre. Pas parce qu'elle pratique la langue de bois, mais plutôt parce qu'elle aime les défis. Il est trop tôt pour savoir comment elle le relèvera. Le champagne est affaire de patience.

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Floriane Eznack

Après avoir beaucoup écrémé dans la trop large gamme de Jacquart, Floriane réfléchit maintenant à des sélections parcellaires. En attendant, dégustons une flute de Mosaïque...

Une fois le breuvage versé, les bulles s'élancent vers le bord du verre, accompagnées d'un tourbillon d'arômes: fruits jaunes, fleurs blanches, cire d'abeille; en bouche, c'est le pain frais, le miel et les fruits secs qui tapissent les papilles.

Avec son côté "pain", cette cuvée se situe à "mie-chemin" entre la fraîcheur de la jeunesse et le côté plus sage et la complexité de l'âge. Toute une mosaïque de saveurs qui agrémentera très bien votre table de fêtes... ou de non-fêtes.

 

00:26 Écrit par Hervé Lalau | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

Commentaires

Désolé, Hervé, pas de trêve des (d)égorgeurs


Je sais que des gens beaucoup plus éminents, et sincères, ne partagent pas mon avis (Dirk Niepoort et David Cobbold en tête), mais pour moi le champagne est un « non-vin ». Entendons-nous, je parle des assemblages des grandes (ou moyennes) maisons, pas des petits manipulants dont je n’ai aucune expérience et donc pas le droit de parler, ni d’ailleurs pas d’avis, en toute honnêteté. Ah si, j’aime bien les vins de Selosse, mais je n’ai jamais mis les pieds à Avize de ma vie.
Mais quand je vois les repas qu’offrent les maisons de Champagne aux chroniqueurs en visite, je me souviens de la manière dont les sociétés pharmaceutiques multinationales soudoyaient les professeurs de médecine qu’elles invitaient ! Ce sont les Japonais qui sont les plus manipulables à ce jeu-là: une call-girl et deux bouteilles de Chivas, un petit tour sur les canaux de Bruges, Amsterdam ou Hambourg et hop, ils signent le protocole d’étude !
Oui, je sais, Gérard Devos et toi avez le mal de mer sur les bateaux-mouches, je ne fais pas l’amalgame car je n’ai aucune dent contre vous (hi hi, subtil, non ?).
Plus sérieusement, ton article nous dit une chose, sans le vouloir : peu importe le raisin, c’est à la cave que « tout » se passe ... et même plus. Et les Français oseront critiquer les « wine-makers » australiens, après cela ! Note que c’est un hommage rendu au personnel de cave et à leur savoir-faire. Le Nazaréen partait de l’eau ; eux, c’est les sacs en plastique bleus remplis de boue des villes qui servent de matière première.

Écrit par : Luc Charlier | 23 décembre 2012

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Ik ben blij dat jij tussen de regels kan lezen. Champagne is ook niet mijn passie, maar er zijn wel uitzonderingen. Her leven is vol uitzonderingen; die zijn de meest interessante deel ervan.

Écrit par : Hervé Lalau | 23 décembre 2012

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