07 décembre 2012

L'écume des jours... et du Champagne

Un blog, c'est un peu l'écume des jours, choses bues, la chronique de faits plus ou moins importants, de tendances plus ou moins "lourdes".

Hier matin, j'écoutais la chronique Code Barre, sur Europe 1. Elle était consacrée au Champagne.

C'était une excellente chronique, signée Isabelle Quenin. De la bonne vulgarisation, précise, factuelle. C'est d'autant plus méritoire que la dame n'est pas une spécialiste: avant-hier, elle nous parlait du boudin blanc. Lundi, de la truffe...

C'est chouette de voir qu'il y a encore des journalistes qui fouillent leurs sujets.

Une seule chose m'a fait tiquer: le rappel du test des Champagnes BSA publié dans le dernier 60 Millions de Consommateurs. Le Champagne n'y est pas à la fête, c'est sûr: 9,5/20 pour Duval-Leroy (une des marques mises en avant par Delhaize cette année) et pour Moêt & Chandon, c'est non seulement décevant dans l'absolu, mais c'est surtout assez surprenant en termes relatifs. Je n'aurais jamais mis ces deux marques dans le même panier.

Notez que sur une dégustation, tout est possible. Je ne jette pas la pierre aux jurés, je me permets juste de relativiser.

Peut-être que le lendemain, les papilles auraient rendu un autre verdict.

Quant au tiercé de tête du test, Lanson, Pommery et Ruinart, ne riez pas. Moi je dis juste: tant mieux pour eux!

 

champagen, vin, classement, 60 millions de consommateurs

00:12 Écrit par Hervé Lalau dans Champagne | Tags : champagen, vin, classement, 60 millions de consommateurs | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

Commentaires

La dégustation à l'aveugle est impitoyable. J'ai organisé les dégustations de "60 millions de consommateurs", pendant une dizaine d'années. Je puis donc témoigner des surprises qu'elles réservent, ruinant les réputations surfaites, révélant des producteurs sous-estimés. 60 M achète les champagnes (comme les frigos, les surgelés, etc.) qu'il goûte, dans le commerce, reproduisant ainsi le situation réelle du consommateur (qualité des vins conditions de conservation, prix, etc.). Ce dont peu de journaux/jurys/blogs, peuvent se targuer, qui jugent pour l'essentiel, des vins fournis gracieusement par les producteurs, donc possiblement choisis avec soin. Il n'a y pas de bonnes/mauvaises marques, a priori, il n'en existe que la suspicion. Il n'y a que de bonnes/mauvaises bouteilles. On ne peut rien dire tant qu'on n'a pas goûté.

Écrit par : Alain Leygnier | 07 décembre 2012

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Dont acte, Alain. Je ne mets en doute ni l'organisation ni les jurés eux-mêmes. Chez IVV, nous avons d'ailleurs parfois des surprises du genre.
Parfois nous redégustons, même.

Écrit par : Hervé Lalau | 07 décembre 2012

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