04 décembre 2012

Irancy vous voulez bien...

Ces jours-ci, après une semaine passée à fêter le Beaujolais sous diverses déclinaisons (le Beaujolais Nouveau a l'immense mérite de m'inciter à redécouvrir les plaisirs du Fleurie et du Brouilly), je me suis mis à taquiner le pinot noir. Après celui de Brancott - un néozélandais a l'accent Ricard - j'ai redécouvert avec plaisir celui d'Irancy.
C'est une bouteille qui me vient de chez Jean Marc Brocard. L'année dernière, j'étais allé réviser mes gammes de Chablis Grand Cru et Premier Cru - et j'étais reparti avec deux bouteilles d'Irancy.

"Attendez-le un peu", m'avait-on dit chez Brocard, et comme je ne suis pas du genre contrariant, comme garçon, j'ai attendu. Attendu que l'occasion se présente, et elle s'est présentée sous la forme de ma curiosité, d'un certain gout de l'exotisme. Pour les vignerons de la Côte d'or, un pinot de l'Yonne, c'est presque aussi exotique que celui de Marlborough.

On ne va pas refaire leur monde, il est assez borné, c'est sans doute une question de génération. Toutefois, à mesure que le marché français décline, l'exportation prend de plus en plus d'importance. Et quand on veut vendre outre-Manche, outre-Atlantique ou simplement outre-Serein, il peut être utile se savoir de quoi la concurrence est capable.

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Irancy-la-sol

Pour en revenir à mon Irancy, et bien, il était surprenant. C'était un 2010, cuvée Les Mazelots.

Pas de doute, au nez, c'est bien un pinot - charmeur, cerise noire, fraise écrasée, flatteur mais pas vil. Une petite musique de nuit sur le piano de la gourmandise, Irancy-la-sol...

En bouche, c'est plutôt vif, légèrement acidulé - la rondeur du fruit le dispute à la vivacité; les tannins sont là, mais n'assèchent pas le vin. C'est le produit idéal pour un plat légèrement gras, voire en sauce.

Moi, je l'ai assorti à un magret, le premier jour. Puis à un bon poulet basquaise. Je n'en ai pas eu de regret.

Alors, c'est sans doute le moment de redecouvrir Irancy, ce Tonnerrois jadis si prisé des Parisiens- et puis Saint Bris, pendant que vous y êtes.

Ne serait-ce que pour le rapport qualité-originalité-prix...

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

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