28 novembre 2012

Incontournable Bag-in-Box - et pour la capsule à vis, au fait, on en est où?

Le Bag-In-Box représente 31% des ventes des Côtes de Provence sous la marque Billette (groupe Vranken).

Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres - dans la distribution, ce type d'emballage voit ses ventes exploser depuis quelques années.

Au risque de me répéter, je demande qu'on m'explique comment on peut soutenir que la capsule à vis déroute les consommateurs, jugés traditionalistes en matière de bouchage, alors qu'ils acceptent un contenant aussi peu traditionnel que le BIB. Nous ferait-on prendre des vessie (ou plutôt, des poches plastiques) pour des lanternes?
Qu'est-ce qui se cache vraiment derrière les luttes d'arrière-gardes qui empêchent les producteurs et les distributeurs de renvoyer le bouchon de liège aux archives?

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La manivelle nous vient des Romains. Dans l'automobile, son usage traditionnel a cependant succombé devant le démarreur automatique dans les années 50. Qui le regrette aujourd'hui? (Photo Beat Rütti & Susanne Schenker)

Les uns comme les autres se doivent de proposer au consommateur le meilleur produit sous la présentation la plus pratique. Pourquoi ne le font-ils pas? Ou au moins, pourquoi ne le proposent-ils pas en alternative? On trouve bien du lait à la fois en briques et en bouteilles...

Je rêve de voir une jour un maximum de capsules au rayon des rosés, notamment - pour des produits qui sont à consommer jeunes et sur le fruit, les arguments des liégeux ("meilleur vieillissement grâce à l'oxgigénation ménagée") ne tiennent pas la route. Notez qu'ils ne tiennent pas la route non plus pour les vins plus âgés, mais c'est une autre histoire.

Et puis, une bouteille qui s'ouvre sans tire-bouchon et qui se referme hermétiquement, moi je suis demandeur, ne serait-ce que pour les pique-niques, les barbecues, les excursions assoiffantes, les drinks au bord de la piscine...

D'autant que ma consommation n'est pas asssez importante en volume pour justifier l'achat d'un BIB de 3 ou de 5 litres. En plus, j'ai horreur de boire deux fois de suite le même vin - la vie est trop courte pour ça.

J'ai pu apprécier la praticité de la capsule en Afrique du Sud, en Suisse et au Chili, j'aimerais bien pouvoir en profiter aussi sur mon lieu de vacances - en France. Ou faudra-t-il que je change de pays? La tradition, d'accord, mais pas au prix de la sclérose et au risque de 2% de bouchages défectueux.

Personne ne regrette aujourd'hui ne de plus devoir démarrer sa voiture à la manivelle - c'était pourtant une tradition pendant les 50 premières années de l'automobile...

 

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France, Vins de tous pays | Tags : capsule à vis, liège, bouchage | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

Commentaires

il y a huit j'ai passé une semaine en Espagne au Concours Cinve . La , il y avait un stand exposition d'Amorin , évidemment on a parlé " bouchage " ,
et comme moi ils n'étaient pas d'accord sur la capsule à vis .
Je remarque qu' en clientèle beaucoup de problème d'oxydation .
Si deux bouteilles se cognent au goulot , c'est caisse , après peu de temps
c'est foutu .
C'est juste bon pour la Provence , à boire le rosé le jour même où la bouteille
a été certie , et pourquoi pas le jour avant ?

Écrit par : Roger Liégeois | 28 novembre 2012

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Les goulots qui se choquent, d'accord, ça peut être un problème. Mais nos amis suisses et néozélandais semblent s'en arranger - eux disent que le % de problèmes avec liège est bien plus élevé. Et je parle des producteurs, dont l'avis me semble plus intéressant que celui des fabricants de bouchon, qu'ils soient de liège, de reconstitué, synthétique ou capsule.
Et au fait, pourquoi les muscats, pineau des Charentes, Maury, Beaumes de Venise sont-ils sous capsule depuis 30 ans au moins? Leur goulots ne s'entrechoquent pas?

Écrit par : Hervé Lalau | 28 novembre 2012

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