16 novembre 2012

Indépendance de la critique

Désolé de vous emm... encore avec ça alors que vous ne cherchez ici peut-être que quelques bons commentaires de vins (rassurez-vous, vous en aurez), mais un des derniers éditos de mon ami québécois Marc-André Gagnon relance la polémique sur le thème de la liberté des critiques de vin. C'est ICI, et comme d'habitude, c'est très bien argumenté. C'est pour ça qu'on l'aime, notre Gagnon!

Bien sûr, il parle d'une situation particulière (le Québec vit dans une situation de monopole de la distribution des alcools), mais à bien y regarder, le problème est universeL

En ce qui me concerne, je ne prétend pas laver plus blanc que blanc, je n'accable personne, mais je vous le confirme: la recherche de l'indépendance et de l'objectivité (aussi inaccessible que l'étoile de Brel) est un combat de chaque jour.

Le journalisme viticole n'est qu'un type de journalisme parmi d'autres, les mêmes règles déontologiques s'y appliquent. Je parle bien des journalistes - méfiez-vous des imitations, un critique n'est pas forcément journaliste.

10:39 Écrit par Hervé Lalau dans Canada, France, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

Commentaires

Cela devient comique ces discussions byzantines à souhait sur cette "pureté" qu'on exige de personnes qui, à la limite, devraient faire un travail gratuit.
Quand comprendra t'on qu'il n'y a qu'une seule réponse valable : déguster à l'aveugle ?
Et là, oui, se faire payer les notes. Bien sûr, le zozo qui ne donnerait que des bonnes notes sera vite considéré par ses lecteurs comme un ... (mention que vous voulez).
Il y a donc un équilibre à trouver car les gens ne boivent pas seulement un vin : ils boivent aussi une étiquette. Bref, le chemin est étroit mais il ne commence bien qu'avec une dégustation à l'aveugle, quitte ensuite, arguments solides en mains, à modifier sa note en fonction de critères explicités ?

Écrit par : mauss | 16 novembre 2012

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Je veux bien François, mais Hervé a raison d'insister. Le journalisme (j'ai bien dit journalisme) du vin, c'est aussi de la recherche, de la curiosité, de l'enquête, de l'analyse... accessoirement de la dégustation. Quant à la dégustation "à l'aveugle", celle que je m'appliquais le plus souvent, elle se fait désormais en plein jour sans forcément zyeutter la bouteille ni questionner le vigneron ou son représentant. Plus convivial et moins cérémonial. Bon, mais de ça on pourrait jaser des journées entières...

Écrit par : michel Smith | 20 novembre 2012

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