10 novembre 2012

Pourquoi la bière et pas le vin

Les brasseurs français s'insurgent contre la hausse de taxes qui devraient bientôt les frapper, la République ayant besoin de sous.

Ils s'interrogent aussi à haute voix: pourquoi nous et pas le vin?

Mais c'est oublier le brave Martin. Martin Luther, bien sûr.

Rappellons ce que disait ce grand personnage: "La bière est l'oeuvre de l'homme, le vin celle de Dieu"

Comme ancien moine, mais aussi comme fondateur de l'Eglise réformée, il devait savoir de quoi il parlait, non?

En attendant, pour éviter la taxe, "Brasseurs de France", l'association qui regroupe le secteur, fait le forcing auprès des médias et des ministères.

Juste une petite question, qui intéressera aussi peut-être M. Montebourg.

Combien il y a t-il encore de brasseurs à capital français dans "Brasseurs de France"?. Les plus chauvins de nos compatriotes veulent bien consommer français, mais si l'argent par aux Pays-Bas, au Danemark, au Brésil ou en Belgique...

00:13 Écrit par Hervé Lalau dans France, Pour rire | Tags : citation, bière, vin | Lien permanent | Commentaires (6) | | | |

Commentaires

Je suis (ou j'étais) plutôt du style optimiste , mais maintenant , je commence sérieusement à m'interroger sur la (in)capacité de nos dirigeants à "manager" la société publique...Gérer c'est prévoir et là c'est le néant. mais, pour revenir à toutes ces taxes , j'ai nettement l'impression que l'on ne sait plus où aller chercher des tunes tout simplement et ça m'inquiète...!
Un bon père de famille qui arrive trop court, la 1ère chose qu'il fait, c'est diminuer ses dépenses en les prioritisant...et c'est là que l'on peut trouver du pognon au lieu de nous tondre petit à petit et à ralentir de ce fait la machine économique....de nouveau tout un programme!
Pour revenir à cette taxe sur la bière, il faut savoir que la consommation des bières spéciales est en forte croissance en France...voir la présence intensive du groupe Inbev (Leffe, Afligem....)en France qui a tracé un sillon de consommation qui profite d'ailleurs à tous les petits brasseurs belges de bières spéciales qui voient leurs ventes en France croître annuellement (inversément proportionnellement à la décroissance de la consommation du vin)....d'où cette tentation facile des autorités françaises à créer une hausse de TVA sur la bière et de faire coup double en protégeant leur consommation de vins...! N'importe quel idiot y aurait pensé!

Écrit par : JN Gosselin | 10 novembre 2012

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Très juste. Ce qui ne laisse pas de m'étonner, dan sla vie, c'est la propension des gens à vouloir rabaisser les autres plutôt que d'essayer de s'élever. Ou comme chantait Dylan:

While one who sings with his tongue on fire
Gargles in the rat race choir
Bent out of shape from society’s pliers
Cares not to come up any higher
But rather get you down in the hole
That he’s in...

(It's alright Ma, I'm only bleeding)

Écrit par : Hervé Lalau | 10 novembre 2012

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Hervé ...don't worry.....celui qui rabaisse les autres, s'abaisse lui-même ou le proverbe suédois qui dit:"Il est certaines gens dont le mépris fait plus d'honneur que l'amitié et les louanges"

Écrit par : JN Gosselin | 11 novembre 2012

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Juste une petite réponse à votre petite question
"Combien il y a t-il encore de brasseurs à capital français dans "Brasseurs de France ?"
Avec 100% de capital français : 81 sur 84.
et dans l'ensemble des brasseries françaises ? 447 sur 450.

Et dans le vin ?
Il faudrait s'informer avant de répandre des préjugés.
Ce n'est pas innocent que le gouvernement utilise l'argument santé et alcoolémie. Il est beaucoup plus facile de le manipuler pour lui faire dire n'importe quoi que d'utiliser un argument économique qui reste très factuel.

Pour info, le vin est déjà énormément moins taxé que la bière (avant la réforme, il rapporte déjà 3 fois moins d'accises alors qu'on en consomme 1,5 fois plus et qu'en moyenne il est 2 fois plus alcoolisé). Ce n'est pas une question de rabaissement. C'est une question d'équité.

Écrit par : GuideBière | 12 novembre 2012

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A Guide Bière

Je suis très étonné.

Les marque Fischer, Mützig, Ancre, Pelforth, 33 Export, Killian's Desperados et Adelscott appartiennent au groupe Heineken. Mais peut-être ne le comptez-vous que pour une seule entité?

Idem pour les marques Kronenbourg, Kanterbräu, Force 4... qui appartiennent au Danois Carlsberg.

Quoi qu'il en soit, en termes de volume vendu, sachant le poids que pèsent ces marques (sans oublier les marques étrangères de ces groupes), je crois que je suis en droit de me demander si la consommation de bière profite vraiment à la France.

Notez que c'est anecdotique, car pour moi, c'est au niveau européen que ça se passe.Si je veux que mes voisins belges veulent encore acheter du vin français demain, pourquoi snoberais-je leur bières?

Écrit par : Hervé Lalau | 12 novembre 2012

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En effet, si vous parlez en capitaux ou en volume vendu, vous avez raison, la bière industrielle représente 90% du marché. Et sur ces 90% le néerlandais Heineken (2 brasseries en France), l'américano-belgo-brésilien AB-InBeV (0 brasserie en France) et le danois Carlsberg (1 brasserie en France) doivent en faire la majorité, même si certaines brasseries françaises comme Meteor, Jenlain ou Gayant représente tout de même une part non négligeable.

Mais vous parliez de nombre de brasseries, et cette approche est intéressante aussi, non ?
450 brasseries, dont 430 totalement artisanales qui représentent certes 5 ou 10% du volume vendu mais qui emploient 20 à 30 fois plus de personnes pour produire la même quantité.
430 brasseries qui représentent donc 30% des emplois brassicoles. Qui participent à un tissu local d'artisans, de cavistes, de boutiques de bouche. Et qui sont des postes avancés contre l'alcoolisme et contre l'uniformisation (voir la disparition) du goût en éduquant le consommateur.

Ces brasseries ont toutes moins de 28 ans et pour la plupart moins de 5 ans.
Elles bénéficient d'une tendance positive de consommation, chaque année le volume de bière artisanale en France augmente alors que le volume de bière industrielle est plutôt à la baisse.
Il y a donc une dynamique (de création d'emplois, de retour à des productions locales, d'avancée gustative et de desalcoolisation) . Je la considère positive. Et cette loi risque de la briser, en tout cas elle va la freiner.

Écrit par : GuideBière | 12 novembre 2012

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