16 octobre 2012

34 centimes le litre!

Certes, les données sont vieilles d'un an, mais à la lumière du dernier rapport Rabobank, on constate que la France est à présent le deuxième importateur mondial de vin en vrac, avec 5,2 millions d'hectos (contre 9,3 millions à l'Allemagne, et 3,8 millions à la Grande-Bretagne).

Surprenant, non, pour un pays qui n'arrive pas à écouler toute sa production, et dont la consommation par tête d"habitant n'arrête pas de baisser?

C'est une question de prix, bien sûr: le prix moyen au litre de vin importé en France est de 34 centimes d'euro. Ces importations, en 2011, provenaient principalement d'Espagne, et on ne parle évidemment pas de Mas La Plana, de Pesquera ou de Vega Sicilia, mais de vin de table (de la Mancha ou de Valence, essentiellement). Tous ces vins ne se retrouvent d'ailleurs pas tels quels dans la bouteille, on les assemble à l'occasion à d'autres pour les vendre sous la mention de "Mélange de Vins de différents Pays de l'Union Européenne", dans un certain anonymat.

Ce ne sont pas vraiment les vins qui passionnent les oenophiles, mais il existent, et gardent un public de buveur de volume surtout focalisés sur le prix.

Ce qui m'étonne le plus, c'est la faiblesse du prix à la production que suppose ce prix à l'importation.

Cela nourrit-il encore son homme, en l'occurrence, son Espagnol?

 

00:09 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne, Europe, France | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

Commentaires

Pas dans le vin

Dans les écoles de commerce – eh oui, Léon a fréquenté Solvay pendant un an, le temps d’obtenir le brevet du CEPAC – on vous apprend que le prix de vente s’obtient en ajoutant une marge au prix de revient. C’est beau, non ? Cette marge est variable et il existe des traités comportant des milliers de pages sur « l’élasticité du prix ».
Dans le vin, c’est le marché qui détermine le prix de vente et les « costs of goods » ne jouent aucun rôle !

Écrit par : Luc Charlier | 16 octobre 2012

Répondre à ce commentaire

Oui, sauf que même s'ils fixent le prix en fonction du marché, les importateurs français semblent vouloir gratter quelques centimes de plus à l'achat, en se fournissant en Espagne.
Il n' y a pas de petits profits, mais des petits producteurs dans la mouise, si.

Écrit par : Hervé Lalau | 16 octobre 2012

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.