01 octobre 2012

Unpublishable comment from Mr Karlsson

Incroyable: depuis 3 jours, je ne parviens plus à poster aucun commentaire sur mon propre blog. Et d'autres lecteurs me disent avoir le même problème. Pas tous, et c'est ça le plus curieux..

Comme j'aime bien que rien ne se perde, je publie ici le commentaire de mon excellent confrère suédois Per Karlsson. Per réagit à la proposition émanant des organisations de producteurs du Midi de la France, d'établir des prix planchers du vin.

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Per Karlsson

"Your error is of course in believing that this organisation puts any faith in "la régulation naturelle des marchés par l'offre et la demande". It is yet another instance of wine producers' organisation trying to manipulate the market, illegitimately increase prices for wine consumers and make sure wine drinkers pay more for worse quality wine. And yes, it certainly sounds contrary to the underlying principle of a free market within the EU (just like planting rights by the way).
 
However, I have a suggestion:
 
I think you should approach In Vino Veritas (hopefully with the support of CWW, APV and what not) and request that they guarantee you that they buy a minimum number of articles from you over the coming five years, at a pre-defined price.
 
And while you are discussing with them you could also point out that you should have veto power (as a current writer) on them hiring in any new writers to their publication (just like planting rights give current wine producers a sort of veto power against newcomers).
 
I will go to my fromager on the corner and request that he promises to deliver to me one crottin de Chavignol each week at a guaranteed price of 2 euros for the coming three years."

 

17:40 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

Commentaires

La Suède a sans doute bien changé car il est quand même étonnant de voir qu'un journaliste suédois ne perçoive pas qu'un accord interprofessionnel puisse avoir des objectifs d'équilibre des relations entre petits producteurs et grands (gros) distributeurs et contribuer ainsi à une justice sociale et au développement rural (ce qui est parfaitement admis par l'Union européenne, malgré la primauté, tout à fait heureuse il faut le dire, des principes de concurrence).
Il est vrai que le problème des relations entre producteurs et transformateurs/distributeurs concernait surtout le lait (Jacques Berthomeau pourra en parler), mais la situation du vin mérite aussi une prise en compte de la longue durée.
Après tout, les journalistes, même pigistes, bénéficient de conventions collectives qui leur accordent des garanties pour l'avenir, notamment sous forme de primes d'ancienneté. Et l'accès à la carte de presse n'est pas automatique, même si c'est un peu plus simple que pour les droits de plantation!

Écrit par : Norbert | 01 octobre 2012

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Et le consommateur/contribuable? C'est lui qui finance?

Écrit par : Hervé Lalau | 01 octobre 2012

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