20 septembre 2012

In memoriam Señor Crianza

Journaliste belge, Señor Crianza n'était déjà plus très jeune quand il est tombé de la chronique politique dans la critique vineuse. Il n'a jamais pu rattraper ce handicap. D'où, sans doute, son arrivée tardive à tous les déjeuners de presse. Et d'où, aussi, sa propension à des raccourcis saisissants, comme celui-ci, devenu culte: "J'ai pu apprécier les meilleurs cépages espagnols importés par Delhaize, comme le tempranillo, la garnacha et la crianza". Quant à ses commentaires gastronomiques, ils sentaient plus souvent le fiel et le vinaigre que le Vega Sicilia.

Je ne l'apprends qu'aujourd'hui: il a quitté cette vallée de larmes de crocodiles.

Comme il avait lui même coutume de dire: "C'est triste pour les parents".

Habituellement, on ne critique pas les morts. C'est moche. Ils ne peuvent pas se défendre. Mais là, je ferai une petite exception que ceux qui l'ont bien connu me pardonneront sans doute. J'ai une autre excuse: déjà, de son vivant, j'en pensais du mal.

Bon, vous pouvez reprendre votre partie de bilboquet.

09:12 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

Commentaires

l'individu auquel il est fait allusion était particulièrement ignoble. Sa mort ne change rien à l'affaire! Le plus curieux est qu'il avait des amis. Il faudrait se pencher sur leurs motivations réelles!Mais en fait, cet incident de parcours est sans importance. Il y a assez de gens merveilleux, singulièrement parmi nos relations, et c'est évidemment ça qui importe! Pas plus tard qu'hier, nous avons dîné à la maison avec de vieux amis adorables qui ne se sont pas cru obligés de déblaterer qui que ce soit! Gentillesse et compétences étaient au programme, c'est vrai que ce sont des denrées rares que le cuistre en question ne possédait pas!
Roland Gohy

Écrit par : GOHY Roland | 23 septembre 2012

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