09 septembre 2012

A la santé de Magon!

Première soirée à La Marsa.

La grande bleue est ourlée de moutons blancs, car le vent souffle sur le Tunisois.

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Le soir tombe sur la Marsa (photo H. Lalau)

Premier contact avec la Tunisie et les Tunisiens. Ce qui frappe, d'emblée, c'est leur bonne humeur. Et pour rester dans le ton (et dans le thon que je tartine sur mon pain), je commande un Côtes de Mornag. Un Magon rosé 2011.

Le garçon a l'air tout heureux qu'un étranger s'intéresse aux vins locaux. Et oui, c'est même pour la que je suis là, mais lui ne le sait pas. Il me fait l'article - "Les Côtes du Mornag, c'est tout près d'ici, Monsieur, vers le Nord. Et le Magon, c'est un de nos meilleurs vins". C'est mon ami Belgacem, le producteur, qui va être content!

Mais revenons au garçon: il est fier de ses vins, il a le sourire, il prend le temps d'en parler, avec ses mots à lui, sans esbroufe, gentiment. Que demander de plus? Si, qu'il y en ait plus comme lui, des loufiats, heureux de travailler - et je ne pense pas seulement à la Tunisie.

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Bon, la photo n'est pas fameuse, mais le vin, lui, l'est

Et le vin?

Il est parfait. Le nez est très aromatique - jus de groseille, framboise, grenade, figue de barbarie, raisin mur, la bouche franche, légèrement fumée, presque muscatée, finit sur une pointe se salinité qui l'allonge.  Un rosé original (il y a du grenache et du cinsault, je suppose). Le compagnon idéal pour l'apéro, mais aussi pour le couscous d'agneau que j'ai commandé. Une douce impression de plénitude m'envahit; entretemps, je n'ai pas vu le soleil se coucher, il est dans mon verre -  oui, la couleur de ce rosé soutenue, cuisse de nymphe trés émue.

Bref, un sans faute. Je crois que je vais me plaire dans ce pays...

00:40 Écrit par Hervé Lalau dans Tunisie | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

Commentaires

Je te vois, Hervé, à Marsa ... là !
Et tu as raison quant à la bonne humeur des Tunisiens, sauf qu’il doit bien y avoir des exceptions quand même. Et regarde l’histoire de ces pauvres gens : ils ont toujours été esclaves ou soumis à un autre régime ... un peu comme les Belges en somme (Berbères au néolithique, Phéniciens devenus Puniques, Romains ensuite, puis Vandales et ensuite Byzantins, pour finir Arabo-Musulmans avant que de déchoir totalement : un protectorat français, quelle horreur !). Et ils gardent leur sourire !
Bon, d’accord, il y avait bien l’expression (de Tacite ?, à vérifier car je ne suis plus sûr) : « Infide magis quam Punica », signifiant « d’une mauvaise foi pire que celle des Carthaginois » !

Écrit par : Luc Charlier | 09 septembre 2012

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