06 septembre 2012

Quand les pinots noirs de Bourgogne prennent une déculottée à Londres

Autant on trouve de grands sauvignons, de grands chardonnays, de grands cabernets un peu partout dans le monde, autant, jusqu'à présent, l'opposition à la Bourgogne, en matière de pinot noir, m'a toujours semblé assez "légère". Il y a bien quelques beaux Chiliens comme Ocio ou Amayna, quelques Sancerre et Menetou, (Gilbert et Pellé) quelques Néo-Zélandais, quelques Allemands et quelques Suisses, comme le domaine de Grand Cour et quelques jolis vins des Grisons. J'avoue ma méconnaissance totale des pinots d'Oregon, et ceux d'Afrique du Sud ou d'Italie ne m'ont jamais vraiment impressionné; et je ne vous parle pas du Languedoc. Quoi qu'il en soit, tà mon sens, tout ça reste assez maigre en comparaison de l'offre bourguignonne.

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Decanter, lui, pense le contraire: lors de ses derniers "Decanter World Wine Awards", son "top 5" du pinot noir a été le Chili, la Nouvelle Zélande, l'Afrique du Sud, les Etats-Unis, la France n'arrivant que 5ème.

Le pinot noir ayant obtenu le plus de points à cette compétition est un vin chilien, l'Undurraga TH Pinot Noir 2010, de Leyda.

Certes, c'est un terroir qui monte, un terroir frais dont j'ai pu apprécié le grand potentiel lors de ma visite sur place. Et Undurraga est une très belle maison. Mais je me demande tout de même ce que les Bourguignons ont envoyé à Londres pour se classer si mal. Des seconds couteaux? Des génériques? Des invendus? Des vins morts? Des vins trop jeunes?

Et si c'est le cas, quelle valeur accorder aux médailles - et aux non-médailles?

La question ne vaut d'ailleurs pas que pour les vins de pinot noir, et l'on peut se la poser pour bien des concours. Les absents ont toujours tort, c'est sûr, mais aussi les plus complexes, bien souvent.

06:52 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, Nouvelle-Zélande | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |

Commentaires

Quelle vanité ce type de classement ! Il est tellement évident que les grands bourgognes sont des vins de référence absolue, particulièrement auprès des producteurs hors France dont c'est le graal.
Ne pas inclure les Huber ou Wasmmer ou autres allemands produisant des crus remarquables, c'est simplement faire un pfuitt sur ce qui fait de meilleur en la matière, hors France.

Écrit par : mauss | 06 septembre 2012

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Sorry : Wassmer !

Écrit par : mauss | 06 septembre 2012

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Merci du commentaire. Ca me fait penser qu'il faudrait que je révise mes gammes en matière de Spätburgunder. Trop longtemps que je n'en ai pas dégustés...

Écrit par : Hervé Lalau | 06 septembre 2012

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Hervé, prends contact avec Willy Haag à Bruneberg (je t’ai gardé une bouteille de son Juffer-Sonnenuhr 1992 pour les 20 ans d’IVV). C’est à 2 heures de BXL et il possède une cave personnelle de SpätB du Würtemberg sensationnelle. Or, c’est là que se trouvent les meilleurs, à quelques exceptions près. Fais vite, quand je l’ai rencontré pour la première fois (fin années ’90), il en était déjà à ses 40ièmes vendanges : plus un gamin, donc.

Écrit par : Luc Charlier | 07 septembre 2012

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